TEST VIEW
  • Développeur : PlatinumGames
  • Editeur : Nintendo
  • Site Web : PAL
  • Version testée : Wii U
  • Classification :
    Sigle âge 16 ans et plus
    Francaise : 24/10/2014
    Americaine : 24/10/2014
    Japonaise : 20/09/2014
  • Exclusivitée
  • PEGI :
    Violence : jeu contenant des scènes de violentesOnline GameGrossièreté de langage : jeu contenant des expressions vulgaires

Bayonetta 2

Rédigée par

Pas la peine de faire de suspense et d’y aller par quatre chemins, surtout que de nombreux tests se trouvent déjà sur la toile : Bayonetta 2 est une bombe ! Le hit mature dont l’absence faisait cruellement défaut à la Wii U. Et pour dire, il réussit à surpasser le premier épisode pourtant déjà excellent : plus grandiose, plus kitch et plus sexy que jamais !
Maintenant que c’est dit, attardons-nous sur les raisons de cet engouement…

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Pour commencer, rappelons la petite polémique créée par l’exclusivité de ce second opus à la console Nintendo, particulièrement critiquée dans un temps premier temps puisque le premier épisode n’était sorti que sur les machines concurrentes.
Mais, sans Nintendo, cette suite n’aurait simplement jamais vu le jour, et on ne peut que se réjouir que l’ancien rival de SEGA (ironie du sort, quand tu nous tiens !) soit venu au secours de la belle, tant les choses ont été bien faites ! En effet, nous avons le droit à un portage de très bonne facture du premier épisode, loin de la version PS3 très critiquée (le jeu avait été développé sur Xbox 360 et honteusement porté sur PS3 par Nex Entertainment, lui faisant perdre d’un support à l’autre 2 points sur sa note, chez famitsu ou jeuxvideo.com par exemple).

Malgré le logo PEGI qui se voit ramené à 16 ans contre 18 pour le premier opus, pas d’inquiétude à avoir pour les sceptiques : le jeu n’a pas été bridé par Nintendo, il m’a même semblé bien plus sexy dans sa suite. Big N l’a bien compris, et c’est justement pour ramener un public plus mature qu’il s’est permis cette exclusivité, allant même jusqu’à pousser la campagne marketing à l’extrême en s’associant à Playboy pour faire poser une Playmate Bayonetta.

Un Gameplay parfait

X pour un coup de poing, A pour un coup de pied, B pour sauter et enfin Y qui sert aux autres actions, comme ramasser une arme puis s’en servir, ou ouvrir une porte, etc.

Les attaques sadiques, un régal !

Les attaques sadiques, un régal !

Jusque là, rien de bien transcendant, mais tout le gameplay réside dans la possibilité de ralentir le temps en effectuant une esquive (avec le bouton R), au tout dernier moment -pour enclencher le Witch Time. Ce qui vous permet d’enchaîner avec un joli contre et donc d’infliger de gros dégâts. On cherchera donc à prendre des risques pour abuser de ces « phases » de ralenti, ce qui ne pose pas réellement problème étant donné le gameplay précis et bien calibré. Aucun doute ici, lorsqu’on fait une erreur, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même.

A noter que le jeu est, me semble-t-il, bien plus permissif que le premier dans ses timings pour réussir une action, que ce soient ces Witch Time, ou les combos à réaliser (pour achever une grosse créature par exemple). Les attaques sadiques, sortes de scènes de torture, toujours présentes mais renouvelées, sont aussi sanglantes et malsaines qu’auparavant.

La nouveauté de cette version, c’est donc l’attaque Umbran Climax qu’on déclenche après avoir rempli une des barres de magie, et qui permet de se servir des invocations pour se battre un court instant. Bonjour les combos dévastateurs !

C’est bien joli tout ça !… Mais fluide en plus ?!

Des décors bien plus grands et des reflets partout!

Des décors bien plus grands et des reflets partout !

Ce n’est pas une surprise au vu du studio, mais le titre de Platinum Games est vraiment joli. Une preuve que la Wii U en a dans le ventre, pour ceux qui en douteraient encore.

Il se passe énormément de choses à l’écran, pas une minute de répit : des ennemis nombreux, des décors sans cesse en mouvement, des effets à foison… et pourtant le jeu reste fluide. Dès la première scène, le ton est donné avec un combat sur le dos d’un avion de chasse en plein vol, la ville en arrière plan… Tout simplement magnifique, tout comme le combat en haut du building contre une invocation de dragon. On ne cesse d’être émerveillé et les moments de bravoure sont légion. Rien à dire de ce côté là, on est gâté.

Les environnements sont plus vastes et variés mais on pourra tout de même souligner la réutilisation de certains anciens, même si leurs skins ont été complètement changées. La direction artistique est elle aussi sublime dans cette suite qui a pour thème « l’eau » et qui troque son aspect rouge pour le bleu, à l’image des nouveaux pistolets de l’héroïne. Un peu moins oppressant et surement plus adapté aux joueurs de la plateforme.

Ça n’en finit donc jamais ?

Le jeu est très complet puisqu’en plus de son mode histoire, qui vous prendra plus ou moins le même temps que le premier épisode pour être bouclé, une quinzaine d’heures environ, nous avons maintenant un mode multijoueurs, à jouer à deux online ou avec la machine pour ceux qui ne seraient pas encore connectés.

Il y a également beaucoup de choses à débloquer dans le magasin de Rodin : de nouvelles armes, des objets à utiliser dans l’aventure, des tenues ou de nouvelles techniques et coups… vous n’en arriverez pas au bout de si tôt ! Et je ne parle même pas du ticket platinum à acheter contre 9 999 999 halos… Rajoutez à cela une forte rejouabilité pour améliorer ses scores et débloquer des bonus, et vous aurez une durée de vie très satisfaisante pour un beat them all.

Sexy à toute occasion!

Sexy à toutes occasions !

Concernant le jeu en lui-même, on peut maintenant améliorer sa jauge de vie et de magie en récupérant  plusieurs fragments de cœur et de pierre lunaire, un peu à la façon d’un Zelda et de ses fameux quarts de cœur (il vous en faudra également 4 ici). Vous les trouverez dans certains coffres au trésor bien cachés, ou en gagnant des défis de Muspelheim.

Vous trouverez, disséminés dans les niveaux, quelques portails ressemblant à ceux qui permettent de rejoindre le magasin de Rodin, vous permettant de vous rendre à Muspelheim. Une fois là-bas, vous devrez réussir des défis variés et particulièrement difficiles, pour remporter une récompense. On vous demandera par exemple de vaincre une série d’ennemis sans vous faire toucher, de ne pas utiliser l’envoûtement, ou encore de détruire tout le monde sans toucher le sol.

Ces défis n’ayant aucune incidence sur l’histoire, ils sont donc totalement optionnels ! Que les joueurs s’énervant rapidement devant une épreuve à tenter plusieurs fois se rassurent. On trouve toujours plusieurs phases de gameplay avec des passages parodiant After Burner, par exemple. D’ailleurs le jeu regorge de références et de clins d’œil en jouant à fond la carte du fan service, entre les halos rappelant les rings de Sonic, la tenue spéciale en argent rappelant Dural, etc.

Ma sorcière bien-aimée

Deux fois plus de plaisir!

Deux fois plus de plaisir !

La première chose que l’on remarquera, c’est le changement de coupe de cheveux des deux protagonistes féminines : Bayonetta sort de chez le coiffeur, et sa nouvelle coupe lui va à merveille, tandis que sa coéquipière Jeanne troque sa coiffure façon princesse Leïla pour une coupe longue détachée. Pour le reste, peu de vrais changements si ce n’est ses 4 pistolets « Love is Blue » que nous vous évoquions précédemment. Avec elles, tous les anciens personnages répondent présents et quelques nouveaux viendront enrichir le casting.

Maintenant vous savez quoi demander au père noël...

Maintenant vous savez quoi demander au Père Noël…

Pour finir, on peut aborder un point important : le prix. En effet, pour 50 euros environ, vous obtenez le pack comprenant Bayonetta 2, mais aussi Bayonetta premier du nom sous un portage fidèle mais qui comporte désormais des clins  d’œil à Nintendo avec la présence de costumes parodiant des licences issues de la firme. Sympa, sachant qu’ils modifient légèrement le gameplay avec un tir du canon de Samus par exemple ou grâce à l’épée de Link. Une bonne surprise donc.

Pour chipoter, on relèvera quelques problèmes de caméra de temps en temps, qui restent cependant moins gênants que dans le premier, mais l’ajout d’un lock à la Zelda Ocarina of Time aurait été bien appréciable ; et le scenario qui, bien que kitch, reste plutôt quelconque.

L'avis général

  • Graphiquement sublime
  • Gameplay redoutable
  • Le nouveau look de Bayonetta
  • Les bonus à la pelle
  • Le portage du premier épisode
  • Scénario un peu décevant
Bayonetta 2 est la réunion entre l'excellence du gameplay et un univers original très kitch faisant toujours dans la démesure, pour former un tout extrêmement bien orchestré. C'est donc sans surprise au vu du CV de la Team Little Angels (dirigée par le papa de la série Devil May Cry) et du premier épisode, que Bayonetta  s'impose une nouvelle fois comme la référence du beat them all; un très bel atout pour la console de Nintendo.