Le Chomp de Mario est né d’un traumatisme de Shigeru MiyamotoCapsule Temporelle

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LE CHOMP DE MARIO EST NÉ D’UN TRAUMATISME DE SHIGERU MIYAMOTO


Ouaf ouaf ! Ouaf ouaf ! Ouaf ouaf !

Tous les univers vidéoludiques dans lesquels on s’émerveille depuis plusieurs décennies sont nés de l’esprit inventif de personnes créatives. Par exemple, l’une des histoires d’inspiration les plus connues de l’histoire du jeu vidéo restera à jamais la genèse de Pokémon, des monstres de poches qui, comme chacun sait, sont nés de l’amour de leur créateur pour la chasse aux insectes dans la forêt japonaise. Mais tous les personnages, en revanche, aussi cultes soient-ils, ne peuvent pas se vanter d’une back story aussi sexy. C’est notamment le cas pour le Chain Chomp (Chomp enchaîné en français), ennemi iconique de Mario dans ses aventures au Royaume Champignon.

Pour beaucoup de joueurs, le premier souvenir de ce gros chien noir vorace et tout rond remonte à Super Mario 64 puisque c’est la première fois que le monstre apparait en 3D et sous une forme si imposante. Pour autant, la première fois qu’apparaît cet ennemi, également transformé en objet dévastateur dans Mario Kart: Double Dash !!, c’est dans l’épisode culte de la NES, Super Mario Bros. 3, sorti en 1991. Et si je vous disais qu’il était né d’un traumatisme de son propre créateur, Shigeru Miyamoto.

 

LE PAPA DE MARIO CYNOPHOBE ?

Comme souvent avec les traumas, la bascule a lieu durant l’enfance. C’est ainsi que, le plus ordinairement du monde, le petit Shigeru s’est retrouvé nez à nez avec un chien agressif. Le gamin ne l’embêtait pas spécialement, mais ce dernier a eu le malheur de s’approcher un peu trop de lui et s’est fait mordre. Heureusement, le futur game designer a pu s’en tirer sans trop de bobos, car le chien a été retenu par la chaîne de son maître. Avec le temps, ce traumatisme est resté et a finalement donné vie à l’un des animaux les plus identifiés du Royaume Champignon. On ne sait pas de quelle race était le canin qui a attaqué Miyamoto, mais au vu du design final de la bestiole et de son lourd passif en tant qu’obstacle et ennemi du plombier moustachu, on est en droit d’imaginer un gros chien noir pas forcément très amical.

C’est un fait : de Super Mario Bros. 3 à Super Mario Odyssey, en passant par les séries Mario Kart, Yoshi’s Island, Paper Mario, Mario et Luigi et même Super Smash Bros., le chomp enchaîné n’est rarement autre chose qu’un obstacle sur la route de Mario dans sa quête pour sauver Peach et son royaume. Pour autant, il est aussi l’un des rares personnages à avoir eu droit à son heure de gloire dans d’autres jeux vidéo.

 

 

L’exemple le plus connu est assurément son caméo dans l’épisode de Zelda: Link’s Awakening sur Gameboy. Dans ce jeu, il apparaît en trois exemplaires et montre cette fois un visage plus amical. L’un d’eux est même complètement domestiqué et baptisé Toutou. Dans les épisodes The Legend of Zelda: A Link to the Past et The Legend of Zelda: Four Swords Adventures, les Chomp reviennent à leur rôle traditionnel d’antagonistes en renfilant leur casquette d’ennemis que Link doit éviter d’approcher sous peine de perdre des cœurs. Enfin, plus récemment, dans Hyrule Warriors, les Zelda à la sauce muso, Link utilise carrément un Chomp comme arme, de quoi rendre hommage à sa force de frappe, ou plutôt de mâchoire légendaire.

Anecdote moins connue cette fois, le chomp fait également partie du lore de Bayonetta 2 puisqu’il est possible d’en utiliser un en guise d’arme aux pieds. Pour y prétendre, il suffit d’apporter le disque d’or d’hymnes angéliques « Thème de Super Mario 64 », obtenu en terminant le jeu en difficulté Difficile, à Rodin. En pratique, l’arme est à l’image du personnage : plutôt lente mais puissante. Dans l’univers de PlatinumGames, l’arme peut envoyer des bombes en forme de Chomp en tant qu’Incantations. Cerise sur le gâteau, en achetant et en équipant le parfum de l’Umbra associé, Bayonetta/Jeanne portera la casquette et la moustache de Mario/Luigi.

Une autre légende raconte que le personnage de Chomp tient aussi son inspiration de Pac-Man, ce dernier étant le personnage préféré de Miyamoto. Ce toutou un peu foufou est donc la preuve vivante qu’il est tout à fait possible de surmonter un traumatisme, et même carrément de faire de grandes choses avec.