Ce jour-où… Sony à enterré la Xbox One avec sa PS4Capsule Temporelle

CE JOUR OÙ… SONY A ENTERRÉ LA XBOX ONE AVEC SA PS4
En souvenir d’une époque où Sony n’avait pas à cœur d’abandonner les disques et de tuer pour de bon le marché du physique…
Des coups bas et des coups de grâce dans l’histoire de la Guerre des consoles, il y en a eu. Là tout de suite, on pense à SEGA qui s’est fait détruire par un simple chiffre, à la trahison de Nintendo envers Sony, au hold-up de Netflix sur l’industrie ou encore à la fameuse péniche Xbox 360 déployée par Microsoft à Paris pour faire un pied de nez à la PlayStation 3 lors de sa soirée de lancement foireuse en France. Tout ça, c’était beau, mythique, mais ce n’est finalement rien comparé à ce génial coup de com de PlayStation fait juste avant la sortie de la PS4 au nez et à la barbe de sa concurrente directe, la Xbox One. Vous ne voyez pas de quoi on parle ? Laissez-nous vous rafraîchir la mémoire.
UN « DROP THE MIC » SIGNÉ PLAYSTATION
C’était il y a un peu plus de treize ans, le 11 juin 2013. À cette date, PlayStation publie une vidéo promotionnelle visant à expliquer le fonctionnement du partage de jeux sur PS4. Dans ce court spot, on voit simplement les anciens cadres de PlayStation, Shuhei Yoshida et Adam Boyes, se passer une boîte de jeu en mains propres.
Après quoi, la marque verte a bien fini par faire marche arrière, mais les joueurs n’étaient pas dupes et avaient bien compris que Microsoft, déjà à l’époque, tentait de tuer le marché de l’occasion et de les empêcher de simplement prêter leurs jeux à un pote.
Pour autant, l’ancien président de Sony Interactive Entertainment a maintes fois répété en interview que cette vidéo n’était en rien une pique adressée à la marque verte, sa rivale : « C’était vraiment amusant à tourner », disait-il en évoquant cette vidéo. « Le but n’était pas de nous moquer de la Xbox à l’époque, mais ils avaient annoncé leur système et leurs mesures de DRM avant que nous ne parlions de la PS4. Comme beaucoup de gens et de médias nous interrogeaient sur nos intentions, nous avons essayé d’expliquer notre démarche de manière très concise ». Ça pour être concis, c’est concis puisque la vidéo ne dure que 21 secondes et ses protagonistes ne prononcent que dix mots. Dix mots qui, dans le contexte actuel de l’industrie du JV, ont de quoi nous laisser un goût amer dans la bouche…
PLAYSTATION, LE CD SLAYER
Pourquoi on vous en parle aujourd’hui ? Au-delà du bonbon nostalgique que représente cette vidéo, on a voulu la ressortir, car à l’heure où nous écrivons ces lignes, soit treize ans après sa publication, PlayStation vient d’annoncer la mort du disque sur PlayStation. Oui, vous avez bien lu : aucun nouveau jeu PS5 ne serait commercialisé sur CD à partir de janvier 2028. Ce qui veut dire que tous les nouveaux titres de la console seront uniquement accessibles au format numérique via le PlayStation Store.
Et si certains argueront que la mort du physique était inévitable, que les habitudes des joueurs tendent depuis longtemps de plus en plus vers le numérique et que la part des gamers qui ne jurent que par le physique ne fait que baisser, nous répondrons que la transition vers le full dématérialisé n’apportera rien de bon à l’industrie, mais encore moins aux joueurs. Non seulement la mort du format physique ouvre la porte à un monopole total de Sony qui aurait alors la mainmise sur le prix de nos jeux, mais cette initiative tue également le marché de l’occasion, les boutiques de jeux physiques, le prêt, la collection et surtout le choix des joueurs.
Précisons tout de même que certains titres seront toujours vendus en boîte en magasin, mais, à l’instar de GTA 6, sans disque à l’intérieur et juste avec un « code in the box ». Une année 2028 à marquer du sceau de l’infamie donc. Et d’ailleurs, si la future PS6 venait elle aussi à sortir en 2028, date de l’apocalypse du physique, beaucoup d’analystes pensent déjà qu’elle sera livrée sans lecteur de disque. Ce n’est évidemment pas ce qu’on souhaite, mais il va falloir se rendre à l’évidence… Si PlayStation, c’était pas mieux avant, ça s’annonce quand même très moche pour l’avenir.
