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  • Développeur : Re-Logic
  • Editeur : 505 Games
  • Site Web : PAL
  • Version testée : 3DS
  • Classification :
    Sigle âge 12 ans et plus
    Francaise : 10/12/2015
    Americaine : nc/nc/nc
    Japonaise : nc/nc/nc
  • Existe aussi sur PC, MAC, PS4, One, Wii U, PS3, 360, Vita, Android, iOS
  • PEGI :

Terraria

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Explorer l’inédit

Malgré son premier aspect en 2D simpliste, Terraria est un jeu extrêmement riche doté d’une carte générée aléatoirement faisant de chaque partie une expérience unique. Alors oui, c’est vrai, libre à toi joueur paresseux que tu es de ne rien faire dans ce vaste monde qui s’offre à toi. Tu pourrais simplement te construire une jolie cahute, premier réflexe de survie face aux hordes de zombies nocturnes et en interdire l’accès à ton ami le guide afin de le regarder encore et encore mourir au seuil de ta porte… mais non, partons du principe que nous sommes des joueurs ayant dépassé le stade de gestion bête et méchante des Sims.

Le fameux coup de pioche, ton meilleur ami

Le fameux coup de pioche, ton meilleur ami

Dès le début de partie, il est impératif de passer par la case personnalisation d’un avatar mais il n’est pas question cette fois-ci de se regarder dans le miroir pendant une heure et tester toutes les possibilités : merci à toi ô 2D. Une fois notre héros sur pied, il est temps de parcourir et de façonner notre monde. C’est bien là tout l’intérêt du jeu : l’aventure, c’est à nous de la créer. Ce manque clair d’un but précis et d’une ligne à suivre pour une totale liberté peut être rebutant pour certains joueur et les perdre rapidement mais qu’importe, quand nous lançons une partie de Terraria nous savons dans quoi nous nous engageons : depuis Minecraft, il serait étonnant de s’interroger encore sur le sens des jeux sandbox.

Sur la route, il est possible de croiser toutes sortes de choses utiles qui nous serviront par la suite pour nous fabriquer maints et maints objets. Que ce soit sur ou dans la terre, le nombre de ressources à piller ne fait que s’accroître au fur et à mesure de la partie : de la pierre, des métaux plus ou moins précieux, du bois, des tissus et autres formes organiques et minérales. Elles sont accessibles grâce aux outils de base : la pioche, le marteau et la hache. La nuit, quand les créatures s’agglutinent devant notre porte, nous pouvons rester tranquillement dans notre foyer ou sortir leur taper sur la tête afin de récolter des pièces intéressantes pour la suite de l’aventure. C’est aussi à la tombée de la nuit que des étoiles tombent du ciel. Ces dernières sont à collectionner pour plus tard obtenir des pouvoirs magiques.

Et tu craft et tu craft…

Après l’exploration, il est nécessaire de rendre notre petit monde plus attractif. Le premier abri construit peut devenir le refuge d’un bon nombre d’habitants. Pas d’occupation inutile, ces PNJ ont tous quelque chose à nous proposer comme des objets et protections pour aller toujours plus loin dans l’exploration. Plus nous construisons un grand foyer avec des commodités et un certain confort, plus nombreux seront les services supplémentaires. L’élaboration de nouveaux meubles ou accessoires se fait grâce aux établis, forges, métiers à tisser, menuiseries et les ressources récoltées.

Contre les invités indésirables, une bonne défense s'impose

Contre les invités indésirables, une bonne défense s’impose

Et plus nous avançons dans l’aventure, plus nous pouvons débloquer de nouvelles recettes pour créer de nouvelles choses et les améliorer. Rapidement, nous nous rendons compte que nous avons tout intérêt à construire encore et encore pour avancer dans notre histoire et enrichir notre univers. Oui, Terraria c’est un cercle vertueux : explorer – récolter – fabriquer – explorer, etc. 

Grâce à toutes les armes et équipements améliorés par nos soins ou achetés à nos tendres colocataires, il est temps de prouver notre force ! En dehors des zombies, chauves-souris et slimes, des petites armées et boss sont parsemés dans le monde notamment sur les terres victimes de la Corruption, du Cramoisie et au plus profond de la terre la zone sobrement appelée l’Enfer. C’est ici que les monstres les plus coriaces se cachent et qu’une bonne préparation fait toute la différence. Sur ou au cœur de la terre, de nombreux donjons pleins de monstres et de pièges renferment des matériaux rares et des coffres gardiens de trésors. La mort ? Une tombe avec un commentaire croustillant et un aller pour la maison.

Un simple portage ?

Après Steam, la PS3, la Xbox 360, la PS4, la Xbox One mais aussi iOS, Android et Windows Phone, cet énième portage de Terraria peut aujourd’hui poser question notamment à 20 euros actuellement sur l’eShop alors que sa première version n’atteint pas les dix euros et se retrouve très souvent en solde pour une poignée d’euros. La version 3DS apporte son lot de nouveautés, des bonnes comme des mauvaises. 

L'intérêt du second écran de la 3DS : le zoom et l'accès rapide aux outils et autres objets

L’intérêt du second écran de la 3DS : le zoom et l’accès rapide aux outils et autres objets

Le tutoriel est un atout non négligeable pour les débutants. Bien fait, il explique tout ce qui est possible de faire dans le monde de Terraria et donne des clés pour la survie. Allez, ne spoilons pas mais des petites surprises attendent les fanboy de Nintendo… Si l’interface du jeu original paraissait un peu confus, le second écran de la 3DS apporte un certain confort. L’écran du bas tactile a une véritable utilité comme consulter son sac avec une navigation facile grâce aux boutons L et R, créer mais aussi zoomer pour piocher, bûcher et parcourir le monde de façon plus précise et switcher d’un accessoire à l’autre, les plus fréquents étant rapidement accessibles. D’accord, il s’agit là de la partie théorique. Côté pratique, cela reste un peu fouillis car certains pixels sont vraiment très petits et nous hésitons toujours entre le stylet et le pad.

Le hic, c’est qu’avec la Nintendo 3DS nous nous attendions à l’exploitation de la 3D auto-stéréoscopique mais celle-ci s’avère être absente. Même si le jeu est en 2D, plusieurs plans se superposent et la 3D aurait pu ajouter un petit plus. Pour des raisons techniques, nous l’imaginons, les cartes sont moins importantes que sur les versions antérieures. Cependant, les développeurs ont annoncé un patch pour réparer cela dans les mois à venir. 

La bande son est d’une grande simplicité mais au demeurant très efficace et certains bruitages accompagnant les monstres ou autres lapins sabrés sont très réussis. Les graphismes 2D apportent un certain charme dans cet univers à modeler. Les cartes étant générées aléatoirement, la rejouabilité est elle infinie. Terraria 3DS, bien que la taille des cartes soit plus limitée, donne lieu à une interface plus accessible notamment grâce à son deuxième écran. Sa version en boite ainsi que celle sur Wii U arrivent très prochainement. Définitivement, Terraria sera partout : si vous l’aviez loupé c’est le moment de se rattraper et si vous aviez boudé l’interface c’est aussi l’occasion de renouer.

L'avis général

  • Le deuxième écran améliorant l'interface
  • Un monde riche
  • La coopération jusqu'à quatre joueurs avec le mode téléchargement
  • L'absence de la 3D
  • Des cartes plus limitées en attendant le patch
  • Pas de mode multijoueur en ligne
Liberté et créativité, seul ou à plusieurs... si nous accrochons à ce petit bijou de type bac-à-sable qu'est Terraria, il est facile de perdre toute notion du temps. Sorti à l’origine sur PC en 2011, le titre développé par les studios de Re-Logic a été déployé sur de nombreuses plateformes suite à son petit succès. À la fin de l’année 2015, c’est Nintendo qui accueille pour la première fois le jeu sur sa console portable : la 3DS. Une nouvelle version qui comporte quelques petits défauts mais aussi des améliorations et nouveautés notables.