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  • Développeur : Monolith Productions
  • Editeur : Warner Bros Games
  • Site Web : PAL
  • Version testée : PC
  • Classification :
    Sigle âge 18 ans et plus
    Francaise : 03/10/2014
    Americaine : nc/nc/nc
    Japonaise : nc/nc/nc
  • Existe aussi sur XBOX ONE PS4
  • PEGI :
    Violence : jeu contenant des scènes de violentes

La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor

Rédigée par

Il existe une floppée de jeux issus de l’univers de Tolkien et peu arrivent sur le devant de la scène. Développé par Monolith Productions qui s’est déjà fait les griffes sur Gardiens de la Terre du Milieu et édité par Warner Bros Games, Shadow of Mordor a, en tout cas sur le papier, tout pour séduire et faire parler de lui. Sa sortie ne passe pas inaperçue, notamment parce qu’il s’agit du premier jeu de la série LOTR sur consoles next-gen. La puissance de ces machines combinée au vaste univers du papa de la fantaisie médiévale a de quoi faire baver.

Un background riche mais pas suffisement exploité

"Mais, ça sent... le mal !"

« Mais, ça sent… le mal ! »

L’histoire prend place aux Portes du Mordor, entre les événements du Hobbit et de la trilogie LOTR alors que Sauron commence à reprendre de la puissance, assez pour que des personnages puissants tels que Galadriel se rendent compte de son retour. Il s’en retourne au Mordor accompagné d’une floppée d’Orques. Vous incarnez un Rôdeur de la Porte Noire qui surveille les frontières du Mordor. Votre vie bascule lorsqu’un groupe d’Orques, mené par la Main Noire de Sauron vous attaque vous, vos camarades et votre famille. Vous êtes comme qui dirait le seul “survivant”. À nuancer en effet car vous êtes mort mais maudit, banni du monde des vivants mais aussi de celui des défunts. Votre destin se retrouve lié à celui d’un elfe, décédé il y a bien longtemps et partageant votre calvaire. Avec un nom en tête, vous avez un objectif : vous venger. Votre ami le spectre a oublié la plupart des détails qui composaient sa vie d’antan. D’un commun accord vous décidez de l’aider à retrouver ses souvenirs et en échange vous utiliserez ses pouvoirs dans le but d’assouvir votre vengeance. Efficace en somme. Le Mordor est connu pour être une terre stérile où il ne fait pas bon vivre, à l’image de la vallée d’Udûn, première map du jeu.

"Je me sens observé parfois"

« Je me sens observé parfois »

La corruption de Sauron n’ayant pas encore pu se propager sur toutes les terres, vous serez également amené à visiter le littoral de la mer de Núrnen, présentant beaucoup plus de végétation, moins de pluie mais toujours autant d’Orques. Un défaut cependant, la pauvreté de la faune. On rencontre des Caragors (sorte de Ouargues), des Graugs (sorte de Trolls) et des Ghûls (sorte de trucs chelous). Voilà pour la partie faune un peu décevante. On rencontrera également quelques bestioles inutiles telles que les chauves-souris, rats et autres araignées. Par contre au niveau de la flore, les développeurs ont jugé bon l’idée de créer une bonne dizaine de plantes et champignons consommables MAIS tous avec le même foutu effet : vous redonner de la vie. Avec toutes ces variétés on aurait pu imaginer un système de fabrication artisanale d’élixirs ou autre, mais non. Bref, y’a plein de plantes mais tout a le même effet…

Un système inventif

Un orque plutôt balaise

Un orque plutôt balaise

Vous l’aurez compris, vous passerez donc la plupart de votre temps à découper de l’Orque, et ce n’est pas plus mal au final. Le système de combat combiné au Nemesis-system font le vrai gros point fort du jeu. À première vue, le système de combat ressemble à un Assassin’s Creed ou un Batman, mais c’est un peu plus subtil que cela. En effet, au contraire d’AC où les ennemis se contentent de vous attaquer deux par deux, les Orques seront plus bourrins et attaqueront en plus grand nombre (notez qu’il sera possible de parer deux adversaires en même temps grâce au spectre, à condition qu’ils attaquent en même temps). La fluidité du système de combat est éclatante et rend ces derniers vraiment intenses. En effet si vous portez une attaque et qu’au dernier moment vous décidez de parer un autre adversaire, votre avatar, au lieu de se stopper dans son mouvement et changer brusquement de position, va continuer son mouvement et dans cette continuité, bloquer l’attaque ennemie. La variété de kill-moves est également impressionnante, que ce soit à l’épée ou à la dague. Une fois un ennemi mis à terre vous pourrez l’achever au sol grâce à votre dague, mais attention aux offensives ennemies qui ne vous laisseront pas tuer leur camarade sans contester. Le compteur de combo grimpe au fur et à mesure que vous enchaînez les attaques, à condition de ne pas prendre de coup. Une fois atteint un certain nombre vous pouvez effectuer une action spéciale. Le choix étant entre l’exécution, l’explosion ou mettre le feu (littéralement) à un ennemi. Le tout donne naissance à un système de combat complet et vraiment agréable sans être trop permissif.

"T'inquiète bonhomme j'arrive !"

« T’inquiète bonhomme j’arrive ! »

Le Nemesis-system, quant à lui, permet au joueur d’interagir avec l’armée de Sauron rendant ainsi les interactions avec les ennemis vivantes et variables. En effet lorsqu’un ennemi vous tuera, il montera en grade, gagnant ainsi en puissance. Notez que si vous le recroisez, un petit dialogue se lancera dans lequel, la plupart du temps, votre adversaire s’interrogera sur la manière dont vous avez survécu. Vos pouvoirs vous permettant de corrompre vos ennemis, vous aurez également la possibilité de déclencher des affrontements internes, dans lesquels vous pourrez évidemment aider votre petit protégé. Il arrivera parfois que ces Orques, puant la testostérone à des kilomètres, veuillent montrer qu’ils ont les plus grosses et se battront seuls afin de faire grandir leur armée et leur puissance. En bref, vos ennemis constitueront une armée évolutive qui variera en fonction de vos actions et les quêtes accomplies. Attention quand même à ne pas trop mourir au début du jeu pour ne pas vous retrouver face à des capitaines surpuissants capables de vous one-shot (ça sent l’expérience…).

Une expérience assez courte mais intense

"Et c'est pour qui l'herbe à pipe ?"

« Et c’est pour qui l’herbe à pipe ? »

Là où le jeu peut être décevant c’est dans la répétition des quêtes. Les seules quêtes vraiment intéressantes sont les quêtes principales et elles ne constituent qu’environ 25% du contenu. Les objectifs seront variés le tout scénarisé par des cinématiques de haut vol. Les quêtes secondaires sont reparties en trois catégories : les affrontements de pouvoir, les sauvetages d’exilés et les collectables. Dans la première catégorie, qui est d’ailleurs la plus intéressante des trois, il s’agira d’empêcher les ennemis de gagner en pouvoir en interrompant les affrontements internes ou encore les démonstrations de puissance (regardez moi tuer ce Caragor mes frères… Argh il me bouffe !). À noter que parfois vous n’aurez rien à faire, juste à regarder les ennemis se taper entre eux ou se faire dévorer. Les deux catégories suivantes sont tout simplement inintéressantes. La sauvetage d’exilés consistera à… sauver des exilés ! Les exilés étant des rebelles, ceux que vous sauverez seront des esclaves. 32 missions. 32 fois à répéter le même schéma : “Ok, j’ai 3 mecs à sauver… YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH”. Vous l’aurez compris il suffira de tuer des Orques, puis couper les liens de l’esclave. Dans la dernière catégorie, il s’agira de récolter des plantes (wouhou) ou chasser un certain type de bête. En somme rien de palpitant et c’est bien dommage.

Le jeu aurait mérité de voir le scénario central un peu plus long et détaillé, plutôt que de voir un nombre de quêtes annexes trop élevé n’offrant rien d’intéressant au final.

L'avis général

  • La fluidité
  • Les combats trash et gravement classes
  • Le système d'armée
  • Bôôôô !
  • Trop court ? On en veut encore !
  • Les quêtes annexes trop répétitives
  • Un manque de rejouabilité
Des combats, peut-être un peu trop, bien stylés et travaillés, un univers riche mais pas assez exploité, des systèmes inédits. Tout ça aurait pu faire de ce jeu une merveille si le studio était allé un peu plus loin, notamment en ce qui concerne le scénario. Hormis cela on a tout de même affaire à un bon défouloir, graphiquement très réussi.