TEST VIEW
  • Développeur : Arc System Works
  • Editeur : Bandai Namco
  • Site Web : PAL
  • Version testée : 3DS
  • Classification :
    Sigle âge 12 ans et plus
    Francaise : 16/10/2015
    Americaine : 20/10/2015
    Japonaise : 11/06/2015
  • Exclusivitée
  • PEGI :
    Violence : jeu contenant des scènes de violentes

Dragon Ball Z : Extrême Butôden

Rédigée par

dragon-ball-3ds

Maka Fushigi Adventure !

Toute l'équipe au complet !

Toute l’équipe au complet !

Comme son nom ne l’indique pas, Dragon Ball Z : Extrême Butôden est davantage inspiré de Supersonic Warriors 2, du même développeur, que de la série des Super Butôden sortis sur Super NES en 1993. En effet, l’épisode DS proposait déjà les personnages soutiens caractéristiques de ce jeu et un gameplay similaire. La série des Super Butôden proposait un gameplay similaire à celui de Street Fighter II, les combats aériens en plus, à savoir qu’il fallait exécuter des enchaînements de coups faisant appel à la croix directionnelle afin de réaliser des coups spéciaux et des super attaques. Les combos de Dragon Ball Z : Extrême Butôden font appel à séquences de boutons, de type enchaînements de coups de poing et de coups de pied. Graphiquement, le jeu est beau, les sprites sont détaillés et les animations fluides. Le jeu est bourré de références fan service assez plaisantes pour tout fan, surtout au niveau des Aide Z, que ce soit Oolong et sa culotte, ou Yamcha et son Roga Fu Fu Ken. L’effet de 3D généré par la console est très sympathique car il rajoute de l’intérêt visuellement parlant.

L’oubli d’un mode en ligne est réparé, du moins au Japon, grâce à une mise à jour qui pourrait donc en toute logique arriver chez nous.

Les musiques ne sont pas celles de l’anime, mais elles restent appréciables et collent à l’ambiance. Niveau doublage, c’est assez sommaire, seules les attaques et quelques rires ont été intégrés à la bande son. En revanche, c’est la qualité générale du son qui pourra détonner puisque la compression du son donne un résultat très rétro qui pourra ajouter du charme selon certains ou faire très daté selon d’autres. Le premier mode dans lequel le joueur fera ses armes est le mode “Histoire Z”, autrement dit le mode histoire. Il se répartit en plusieurs arcs chacun composés d’une dizaine de chapitres. Le premier disponible, intitulé “Équipe Dragon” est une relecture simplifiée mais fidèle de la partie Z du manga. Ainsi, on affronte la plupart des méchants principaux de Raditz jusqu’à Buu. Quand cette première partie est terminée, on débloque cinq nouvelles “Sagas” qui sont des relectures de l’histoire du point de vue d’un des personnages, prenant quelques libertés par rapport à l’histoire originale. Une fois tous les arcs parcourus, une ultime histoire est débloquée, répondant au doux nom de “Équipe Méchants”. C’est donc en tout une trentaine de combats que nous propose ce mode histoire qui se parcourt en 2 ou 3 heures.

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Quelle aventure !

L’autre gros morceau est le “Mode Aventure”. Celui-ci propose de vivre une nouvelle histoire assez abracadabrantesque, se déroulant plus ou moins après Dragon ball GT. Goku voyage dans une totalité de huit maps et affronte tous les anciens méchants revenus le provoquer et des alliés désirant l’affronter au cours de tournois ou d’entraînements. Dans ce mode, qui se débloque après avoir terminé le premier arc de l’Histoire Z, nous pouvons définir notre équipe comme bon nous semble et utiliser personnages et soutiens à notre guise. Il permet d’ailleurs également de débloquer ces soutiens, appelés Aide Z, à l‘issue de chaque combat en obtenant la note S. Il faudra donc refaire les combats pour avoir toujours la meilleure note possible et ainsi débloquer un maximum d’Aide Z de qualité. Ceux-ci permettent de lancer des attaques ponctuelles sur l’ennemi et représentent donc une façon de jouer différente. Le troisième mode est celui du “Championnat du monde extrême ». Il se débloque à la fin du mode aventure et permet de faire un tournoi utile pour finir de débloquer tous les personnages. Il existe également un mode « Versus » jouable à deux en local à condition d’avoir une cartouche chacun et un mode “Combat par équipe” équivalent d’un mode arcade. L’oubli d’un mode en ligne est réparé, du moins au Japon, grâce à une mise à jour qui pourrait donc en toute logique arriver chez nous. La fonction StreetPass est disponible mais anecdotique. On regrette également l’absence d’un mode Entraînement.

Me battre ? Tu crois au Père Noël ?

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Les Aide Z, un plus du jeu !

Le problème des deux modes intégrant une histoire relève du gros défaut du jeu : le manque de personnages. Ainsi au lieu des 100 personnages jouables mis en avant par la campagne de publicité, 25 seulement le sont réellement. Pour le reste, ce ne sont que des Aide Z. Ainsi, ce manque de diversités dans le roster provoque des incohérences au niveau de l’histoire. On utilise donc Gohan époque Cell contre les Saiyans ou on affronte Freezer dernière forme alors que c’est Mecha Freezer qui nous a provoqué en duel. Certains personnages manquent cruellement à l’appel comme Trunks et Goten. Des parties de l’histoire sont complètement zappées. Dans la partie Buu, par exemple, on n’affrontera que Kid Buu, même si Gros Buu est disponible en personnage jouable. C’est dommage car, si au moins une partie des Aide Z étaient jouables, le jeu aurait énormément gagné en intérêt. En termes de soutiens, il y a du choix, que ce soit des personnages emblématiques comme Majin Vegeta, ou d’autres plus anecdotiques comme Dr Willow.
Le jeu est très simple, voire trop, surtout pour un jeu développé par Arc System Work.

Le gameplay est basé sur des enchaînements de coups et l’appel aux soutiens. Cependant, ces enchaînements de coups de poing et les super attaques se réalisent de la même manière d’un personnage à l’autre, rendant le jeu trop abordable. D’autant que la liste de coups est disponible dans le menu. Le jeu est très simple, voire trop, surtout pour un jeu développé par Arc System Work. En matière d’exigence, on est loin de ses productions précédentes. On dispose d’une équipe de plusieurs personnages et/ou Aide Z qui devront affronter une équipe d’un ou plusieurs adversaires jusqu’à épuisement des barres de vie de chacun des personnages en faisant partie. Pour définir son équipe, on dispose de six emplacements et de 35 points « Force Dragon ». Les combattants ou Aide Z possèdent un nombre de points selon leur force, par exemple 1 pour Raditz ou Nappa, et 7 pour Kid Buu. Un combattant prend deux emplacements contre un seulement pour un Aide Z, ceci permettant pas mal de combinaisons. Durant le combat, on pourra switcher entre ces différents combattants ou faire appel aux  Aide Z en les touchant sur l’écran du bas.  Ceux-ci apparaîtront alors sur l’écran et exécuteront une action, attaquant l’ennemi ou renforçant nos pouvoirs ou notre santé. Au gré des coups donnés on se retrouvera parfois dans un combat aérien ou au sol sans vraiment le maîtriser.

Une équipe bien composée et la victoire est assurée !

Une équipe bien composée et la victoire est assurée !

La traduction n’est pas d’une très grande qualité, autant dans le choix de certains termes que dans la tournure des phrases. Dragon Ball Z : Extrême Butôden est cependant très agréable à jouer. Ainsi, il est difficile de lâcher sa console et les différents combats s’enchaînent agréablement malgré les petits problèmes dont le jeu est victime. Même si le gameplay est similaire d’un personnage à l’autre, ceux-ci ne s’utilisent pas forcément de la même manière. Des personnages sont plus rapides, d’autre lents mais frappent plus forts… Il faudra donc correctement choisir ses personnages en fonction de la facilité que l’on a à les maîtriser mais également des ennemis que l’on va affronter. Certains personnages de petite taille tels que Krilin sont même avantagés face à des personnages comme Cell qui frappent très haut. Il faudra aussi bien choisir ses Aide Z. Certains exercent des attaques, d’autres des soins ou renforcent nos personnages les rendant plus forts momentanément. Bien réfléchir au choix de ses combattants et de ses soutiens peut donc se révéler important.

Entre nostalgie et nouveautés

Il commence à y avoir du monde ici !

Dragon Ball Z : Extrême Butoden est au final un jeu souffrant de quelques défauts surtout au niveau de son roster, il n’en reste pas moins très agréable à jouer même si son gameplay en fait un jeu un peu trop simple pour les experts du genre. Il plaira tout autant à la génération des Super Butôden qu’à celle des Supersonic Warriors, mais ne représentera pas un gros challenge pour les amateurs de jeux de combat. Il n’en demeure pas moins un très vibrant hommage à cet univers qui, certes, ne manque pas d’adaptations. La très bonne idée de ce jeu est ainsi de revenir à de la 2D, avec sprites, bien classique qui fonctionne toujours avec cette franchise très nostalgique.

 

L'avis général

  • Des graphismes fins
  • Un gameplay fluide
  • Des Aide Z nombreux et funs
  • Un mode histoire fidèle
  • Une bonne durée de vie
  • Une difficulté basse
  • Un manque de personnages jouables
  • Un mode aventure doté d'une histoire sans queue ni tête

Dragon Ball Z : Extrême Butôden est un jeu de combat 2D pour 3DS. Il est édité par Bandai et fait suite à la série des Super Butôden sortis sur SNES dans les années 90 et propose un petit roster de 25 personnages. Son gameplay simpliste mais cependant très attractif est inspiré de Dragon Ball Z : Supersonic Warriors 2 disponible sur DS dont il reprend le système de soutiens : les "Aide Z". Malgré ses quelques défauts, il promet de longues heures de baston endiablée grâce à un mode histoire plutôt complet, un mode aventure assez long et l'indispensable mode Versus. Dragon Ball Z : Extrême Butôden est développé par Arc System Works à qui l'on doit de grands jeux de combats, des Guity Gear aux BlazBlue...