Red Faction Le Michael Bay du jeu vidéo

Défilez jusqu'au premier jeu

Prenez une bonne lampée du thème futuriste, ajoutez une liqueur d’ambiance révolutionnaire, enrobez le tout avec des grosses armes, des explosions à la chaîne, des extraterrestres et des méchants. Par la suite, saupoudrez délicatement votre œuvre d’un moteur Geo-Mod. N’oubliez pas les finitions, tout ce qui est détruit peut être reconstruit : Félicitation, vous avez réussi à créer le cocktail Red Faction, une série développée par Volition, Inc et éditée par THQ Nordic. 

Un projet ambitieux, porteur d’innovation, la série des Red Barrels a tout pour réussir à s’implanter dans le panthéon de l’histoire du jeux vidéo grâce à l’apport du Geo-Mod. Cette technologie permet, de manière simple, une destruction libre du décor du jeu qui découle de l’absence de script amenant dans le même temps un univers criant de réalisme.

« Pourquoi est-ce que ça n’explose pas ? » a dit un jour Michael Bay, une citation à méditer tout en jouant à Red Faction.

 

Commencez la lecture

Red Faction

Playstation 2, Pc, Mac | 2001 | Éditeur : THQ Nordic | Développeur : Volition, Inc.
Red Faction

L'histoire de Red Faction se déroule au XXIe siècle, période durant laquelle la Terre n'a presque plus de ressources. La société Ultor promet alors au prolétariat une vie confortable en échange d'un poste au sein des mines de la planète Mars. La réalité est bien différente. Le joueur rentre dans la peau de Parker, un mineur qui décide de prendre les armes et de rejoindre la Red Faction contre ses employeurs après avoir assisté au meurtre d'un de ses collègues par un garde.
Red Faction est le genre de jeu qu’on aime inconditionnellement ou que l’on déteste de tout notre être. Les avis sont toujours partagés en ce qui concerne l’utilisation du Geo-Mod, certains pensent qu’il est très mal exploité , d’autre trouvent qu’il est très utile pour la diversité du jeu. Si le Geo-Mod fait débat, les ennemis qui restent exposés sans bouger aux tirs font l’unanimité auprès des joueurs.
Ce premier Red Faction a beaucoup de points positifs, mais ce qui ressort le plus est l’arsenal très divers qui est proposé. Les joueurs et critiques ont aussi complimenté les phases de jeu, qui passent de l’action à l’infiltration, ou encore à l’exploration possible à pieds ou en voiture. Bien que le premier Red Faction date d’il y a 19 ans, il reste pour les joueurs le meilleur de toute la licence.

Red Faction II

PS2, PC, GameCube, Xbox | 2002 | Éditeur : THQ Nordic | Développeur : Volition, Inc.
Red Faction II

Red Faction II se passe cette fois sur Terre, le joueur devient Alias, un humain transformé en Super Soldat au moyen de nanocellules, technologie du premier opus. Effrayé par le potentiel de ces nouveaux soldats, Victor Sopot (le méchant de l’histoire) décide de les massacrer pour les remplacer par des sujets moins évolués. Alias et six autres super soldats rejoignent alors la Red Faction et forment “l’Escadron”.
Il n’y a pas de grande évolution par rapport à Red Faction I : le Geo-mod est toujours sous-exploité car il nourrit grandement la linéarité du jeu, il y a toujours un arsenal complet d’armes. Au début du jeu, le combo du Geo-Mod et de l’IA fait sens. Mais plus les niveaux montent, plus l’IA fait des actions “suicide/kamikaze”. Le jeu est considéré par beaucoup comme très peu attractif à cause de l’histoire somme toute banale voire clichée et l’intérêt est très vite perdu au profit des vagues de monstres ainsi que de l’ennui. Si on prend le jeu séparé de son précédent opus, Red Faction II n’est ni excellent, ni mauvais. En revanche si on le compare à son aîné, les critiques s’alignent toutes pour dire que ce jeu “est mauvais” et que “les développeurs ne devaient pas aimer ce jeu”.

Red Faction : Guerilla renommé en Red Faction : Re-Mars-tered

Pc, Playstation 3, XBOX 660. La version remasterisée est sur PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox One, PlayStation 3, Xbox 360, P | 2009 | Éditeur : THQ Nordic | Développeur : Volition, Inc.
Red Faction : Guerilla renommé en Red Faction : Re-Mars-tered

Red Faction Guerilla prend place sur la planète Mars cinquante ans après le premier opus. Ultor n’est plus, mais l’EDF (Earth Defense Force) a pris le pouvoir et règne en tyran sur Mars. Une révolution et cinquante années passées n’ont pas amélioré les conditions de vie des travailleurs martiens. Le protagoniste Alec Mason décide de rejoindre la Planète Rouge sur les conseils de son frère Dan. S’étant trouvé au mauvais endroit et surtout au mauvais moment, Alec, comme ses prédécesseurs, se met au service de la Faction Rouge.
Avec ce Red Faction, les développeurs proposent un nouveau tournant dans la licence : tout d’abord il y a le passage à le 3e personne mais aussi le fait que Red Faction : Guerilla est un monde ouvert. Le jeu quitte également la linéarité pour laisser le choix de quêtes principales et secondaires . Mais ce n’est pas tout, la destruction et le Geo-Mod trouvent enfin leur place grâce aux interactions réalistes de la Chaîne de Destruction dans l’action.
Au final, Red Faction : Guerilla est un très bon retour aux sources qui a su satisfaire les joueurs, fan ou non de la licence.

Red Faction : Armageddon

PC, Xbox 360, PlayStation 3 | 2011 | Éditeur : THQ Nordic | Développeur : Volition, Inc.
Red Faction : Armageddon

Avec Armageddon, nous découvrons un jeu très dirigiste en couloir mais toujours à la 3ème personne. L’histoire se déroule en 2175 donc 100 ans après le premier Red Faction . Le Terraformateur de la planète Mars a été détruit par Hale, laissant la surface de la planète inhabitable, toute la population est donc retranchée dans les mines martiennes, mais c’est sans compter sur l’apparition soudaine d’une espèce de créature appelée “La Peste”.
Alec Mason est donc celui qui doit sauver Mars. Red Faction : Armageddon a sans aucun doute obtenu le qualificatif de “jeu très nerveux” : les vagues d’aliens arrivent en permanence de toutes les directions, il y a également peu de visibilité, l'effet couloir et le sempiternel Geo-Mod en combo avec le florilège d’armes. Une nouvelle mécanique est amenée par la Nanoforge. Faisant son apparition à la fin du premier opus, la nanoforge permet de reconstruire ce qui a été détruit mais aussi créer un bouclier ou une onde de choc.
En conclusion, Armageddon est le plus “Michael Bay” des Red Faction, cependant, de part la répétitivité des mécaniques de jeu, le joueur peut facilement se lasser. Le Geo-mod, bien que jouissif, comporte encore et toujours des inconvénients : tomber dans un trou que le joueur a créé par exemple ou se bloquer soi-même sous des débris de bâtiments qu’on a détruits.

Honsen Ryôfu , Rédactrice
J'aime jouer au jeux d'horreur durant mes longues nuits d'insomnie pour avoir une bonne raison de ne pas réussir à dormir.