Rayman… Comme vous ne l’avez jamais vuCapsule Temporelle

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RAYMAN… COMME VOUS NE L’AVEZ JAMAIS VU


Dans la série d’animation Captain Laserhawk: A Blood Dragon Remix, Rayman affiche un visage bien différent de celui qu’il montre habituellement dans ses jeux vidéo.

C’était inespéré, mais on a eu raison d’y croire. À l’occasion des 30 ans de Rayman, Ubisoft a finalement pris la parole pour donner des nouvelles de sa mascotte historique. Et de bonnes nouvelles puisqu’en plus de préparer une série d’événements d’anniversaire tout au long de cette année, l’éditeur français a de nouveau confirmé qu’un nouveau jeu de la licence était en préparation.  Dans la hype du moment, je me suis alors replongé dans tout ce que le héros sans bras ni jambes nous avait offert ces dernières années. Ainsi, après avoir bouclé le DLC de Mario + Rabbids Sparks of Hope qui lui est dédié, Rayman dans le Show du Fantôme, j’ai découvert l’existence de Captain Laserhawk: A Blood Dragon Remix, une série animée officielle d’Ubisoft dont il est (quasiment) le héros. Et alors que je m’attendais à retrouver le poto loufoque de ma jeunesse, il avait complètement changé et m’est apparu bien différent de celui que j’ai connu.

 

RAYMAN, C’EST BIEN TOI ?

Tout au long de sa carrière vidéoludique, Rayman n’a jamais cessé d’évoluer sur le plan psychique : héros guilleret dans le premier opus sur PlayStation, figure déterminée et onirique dans Rayman 2, jeune cool dans Rayman 3 jusqu’à lâcher prise et devenir complètement débile dans les titres Origins et Legends (influencé par les Lapins crétins ?). Quel que soit son mood, Rayman a toujours joui d’une personnalité à la fois forte et loufoque. Et si finalement, sa mise au banc par Ubisoft pendant près d’une dizaine d’années l’avait rendu complètement fou ? C’est en tout cas une question qu’on se pose lorsqu’on retrouve Rayman dans Captain Laserhawk: A Blood Dragon Remix. Tout simplement parce que notre ami au gros pif n’a jamais été aussi hardcore et badass que dans cette série.

Pour ceux qui n’auraient pas suivi, Captain Laserhawk: A Blood Dragon Remix est une série d’animation en six épisodes produite par Ubisoft et sortie sur Netflix en 2023, quelques mois à peine après la sortie du DLC Mario + Lapins Crétins : Sparks of Hope. Celle-ci raconte l’histoire du Capitaire Dolph Laserhawk, un guerrier renégat boosté à la technologie qui dirige un groupe de rebelles dans sa lutte contre Eden, une version alternative et technocratique des États-Unis, un pays régi par la propagande et la corruption.

La particularité de cette série ? Elle met en scène des personnages iconiques des jeux Ubisoft dans un seul et même univers : Sarah et Sam Fisher (Splinter Cell), Marcus Holloway (Watch Dogs 2), Red (un personnage inspiré par les agents de Rainbow Six Siege), Bulfrog (un assassin façon Assassin’s Creed), Pagan Min (Far Cry 4), Jade et Pey’j (Beyond Good & Evil) et bien sûr Rayman.

 

 

Attention, spoilers de l’arc narratif de Rayman dans Captain Laserhawk: A Blood Dragon Remix

D’entrée, les fans nostalgiques seront heureux de constater que dans cet univers noir et cyberpunk à souhait notre héros aux cheveux hélico joue un rôle central. Extraterrestre originaire du royaume alternatif de Dimension X, Rayman crève l’écran en tant que personnalité médiatique au service de la propagande d’Eden et fait figure de présentateur zélé du journal télévisé national. Mais alors qu’il se fait virer (et remplacer par une IA), le sauveur de la Croisée des Rêves va sombrer dans l’alcool et dans la cocaïne (oui oui). Dans un éclair de lucidité et après plusieurs élans de vulgarité, il va peu à peu s’apercevoir des fumisteries d’Eden au point de finalement prendre les armes contre eux et entraîner lui-même leur chute. Non pas avec ses poings, mais à grands coups de shotgun !

Vous l’aurez compris, la série ne fait pas dans la dentelle et ce bon vieux Rayman est bien loin de l’image tout public qu’il renvoie habituellement dans ses jeux. Il apparaît évidemment peu probable (voire impossible) que le bonhomme suive le même virage dans ses prochaines aventures vidéoludiques, mais au moins, ce Rayman alternatif a le mérite d’exister, et même de briller.

 

 

La leçon à retenir de tout ça, c’est que si cette série aurait pu ruiner notre enfance en sabotant définitivement le personnage, elle l’a finalement élevée en rendant Rayman badass, excessif et giga-burné. Comme quoi, Ubisoft sait toujours faire preuve d’audace et de créativité quand il le veut, c’est juste dommage que cette série ait surtout servi de tremplin pour le lancement discret d’un jeu vidéo NFT.