Le gros mytho de Nintendo avec les mouettes de Zelda: The Wind WakerCapsule Temporelle

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LE GROS MYTHO DE NINTENDO AVEC LES MOUETTES DE ZELDA: THE WIND WAKER


Il ne faut jamais faire confiance à une mouette. Et encore moins quand celle-ci vient de Zelda: Wind Waker.

Chaque été, c’est le même rituel, et tel un doudou réconfortant, il y a des jeux qu’on aime ressortir dès le retour de la saison estivale. Nintendo est même assez fort pour ça, avec des titres comme Super Mario Sunshine pour le plombier moustachu et The Legend of Zelda: The Wind Waker pour notre héros en tunique et bonnet vert. Tiens d’ailleurs, en parlant de ce jeu initialement sorti en 2002 sur GameCube au Japon et en 2003 chez nous, savez-vous que derrière ses palmiers et les immenses étendues d’eau de sa Grande Mer se cachait un mensonge aussi gros que la bourse de Tingle ?

Ah, Wind Waker, sans doute l’épisode de Zelda le plus feel good de la franchise. Il faut dire que l’aventure commence de la plus belle des manières : le soleil de l’île de l’Aurore, la mer à perte de vue, les petits cochons qui nous suivent ça et là, la gentillesse de notre bonne vieille mémé, sans oublier bien sûr la candeur de notre petite sœur Ariel… Ah, rien que d’y penser, on en oublierait presque la canicule.

Histoire même d’ajouter un petit peu plus de vie à ce tableau paradisiaque, les développeurs y ont également inclus des mouettes qui, non contentes de jouer un rôle autant dans l’intrigue que dans le gameplay du jeu, ajoutent une réelle caution immersive à l’univers. Bref, elles sont parfaites, à ceci près qu’elles sont glitchées et que leurs cris, qui nous accompagnent à chaque virée maritime à dos du Lion Rouge, ne sont pas du tout ceux que vous croyez.

QUI EST LE PLUS FORT ENTRE LA MOUETTE ET L’ÉLÉPHANT ?

Vous trouvez cette question absurde ? Eh bien si on vous la pose, c’est parce que le son de ces oiseaux des mers dans le jeu n’est pas repris de celui d’une mouette, mais bien d’un pachyderme. On n’invente rien, c’est même Masafumi Kawamura, l’un des sound designers du jeu, qui le dit.

Il a fait cette confidence en 2003, dans les colonnes du Nintendo Online Magazine. « En fait, ce n’est pas une mouette dans le jeu… On a essayé d’en utiliser une au départ, mais ça ne sonnait pas vraiment comme une mouette, alors on a décidé d’utiliser des sons d’éléphants modifiés pour obtenir le son que vous entendez dans le jeu. »

C’est là tout l’art du bruitage, ce métier qui consiste à recréer artificiellement des bruits pour accompagner l’action dans des films au cinéma, au théâtre et dans le jeu vidéo. Dans cette même interview, l’homme ajoute même que dans ce jeu, le bruit des pas de Link dans le sable a été créé en secouant un paquet de chips. Une approche pour le moins originale, n’est-ce pas ?

Mais vous savez quoi, le bruit des mouettes, c’est même pas ça le pire mensonge de ce jeu. Parce que oui, si vous y avez joué, vous savez que les fameuses mouettes ne sont en fait pas des mouettes, mais des goélands. À ceux qui diront qu’on chipote, là encore, c’est pas nous, c’est le jeu qui le dit.

À gauche, une mouette rieuse, à droite, un goéland argenté. Les goélands et les mouettes sont des laridés. © Olivier Laporte/LPO/ActuMorbihan

Et si d’aventure vous souhaitez enrichir vos connaissances d’ornithologue, sachez que ces deux espèces ont plus de différences qu’il n’y parait : pour faire simple, le goéland est plus massif que la mouette, presque moitié plus grand. Une autre différence notable se situe au niveau de leurs becs et de leurs pattes puisque le bec du goéland est jaune, tandis que la mouette a des pattes rouges.

Voilà, voilà, faites ce que vous voulez de ces infos. Malheureusement, notre « petit guide d’ornithologie pour les nuls » ne nous dit pas si les fameux fruits « Miam-Miam » de Terry marchent sur les deux espèces. Et l’éléphant alors, qu’est-ce qu’il vient faire là ? Franchement ? Encore aujourd’hui, on n’en sait rien.

Source : GLIKT FRANCE/YOUTUBE