Jeux sur navigateurs n°1Les jeux de l'ombre

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Jeux sur Navigateurs n°1
Jeux sur Navigateurs n°1

Aujourd’hui, comme chaque dimanche, GavinMagnus et Lihwem vous présentent leur sélection de jeux jouables sur navigateurs. Du passe-temps chronophage rigolo à l’expérimentation ludique barrée, la liberté offerte aux créateurs par Internet est telle qu’aucune limite de créativité ne leur est imposée.
A ce titre, il semblait important à la rédaction d’offrir à ces auteurs de la visibilité, principal défaut inhérent à la publication de leurs œuvres sur le média internet. Vous trouverez donc dans cette rubrique une poignée de titres qui, au cours de la semaine précédente, nous ont fait rire, réfléchir ou tout simplement, nous ont interpellé.
Profitez-en bien et à la semaine prochaine !

Canabalt – Adam Saltsman

« Easy to play, hard to master » : la célèbre phrase sied extrêmement bien à Canabalt. Jouable à l’aide d’un seul clic de souris, vous dirigez un héros tout de (gros) pixels vêtu à travers une ville chaotique en deux dimensions. Désireux de prendre la poudre d’escampette (et on peut le comprendre au vu des catastrophes qui s’abattent tout au long du jeu), le bonhomme va devoir courir et sauter d’immeuble en immeuble afin de sauver sa peau.

A noter que votre personnage court tout seul, augmentant sa vitesse au cours du temps ; autrement dit, vous ne gérez que les sauts entre immeubles (à puissance variable suivant le temps de pression du clic) et les esquives des divers éléments posés ça et là. Si les valises ou autres bidons ne feront que vous ralentir (il peut d’ailleurs être intéressant d’en prendre une paire volontairement si la vitesse s’envole un peu trop), attention toutefois aux missiles qui vous feront exploser et, fatalement, perdre la partie.

Au final, Canabalt se révèle rapidement addictif de par son gameplay simpliste mais entraînant. Les niveaux du jeu étant d’ailleurs générés aléatoirement, la routine ne s’installera pas une seule seconde lors des dizaines de parties qu’à n’en pas douter vous réaliserez.

Idée à double tranchant, par ailleurs, car de ce fait, vos scores obtenus (en mètres parcourus) ne pourront pertinemment pas être comparés avec vos amis, ceux-ci n’ayant du coup pas joué les mêmes niveaux que vous ; un mal toutefois bien minime comparé au plaisir de jeu procuré par Canabalt.

Jouable ici : http://www.canabalt.com/

Pulsate – André Michelle

Dans un esprit plus orienté musique ambiante à la sauce Osmos, voici Pulsate.

Il n’y a pas vraiment de but à proprement parler, il s’agit plus d’un jeu de relaxation qu’autre chose. Dans une fenêtre noire, il vous est possible de déposer en un clique des ondes oranges qui, lorsqu’elles se percutent l’une et l’autre, vont provoquer un son.

Il y a fort à parier que, malgré son gameplay limité quoiqu’intuitif, il vous fera tout de même esquisser un sourire.

Jouable ici : http://lab.andre-michelle.com/pulsate

Robot Unicorn Attack – Scott Stoddard

Encore un jeu à scrolling horizontal automatique. Robot Unicorn Attack, à l’instar de Canabalt, mise tout sur son gameplay ultra simple (avec toutefois deux fois plus de boutons que le précédent, soit un total de… deux) et le plaisir immédiat qu’il procure. Sur fond de musique pop anglaise synthétique (Erasure – Always), le jeu se présente comme un vrai trip visuel kitsch, à base de licorne multicolore, de rose pétant et autres fées et dauphins sautillants.

Sans savoir pourquoi, notre brave licorne va donc s’élancer sur une piste violacée afin de collecter fées et étoiles pour augmenter un score dont, à force, on ne remettra plus en question l’existence.

Comme dans Canabalt, la licorne court seule et sa vitesse augmente au fil du temps : le but est donc de sauter (première touche) de plateforme en plateforme et de casser les grosses étoiles en accélérant (seconde touche) pour obtenir des bonus de points. Au risque de peu varier mon vocabulaire, je pense qu’ « addictif » est définitivement le mot qui correspond à RUA (soyons intimes).

Notons, pour conclure, que le jeu a bénéficié d’une popularité incroyable lors de sa parution, en février dernier, allant jusqu’à devenir un meme (« élement culturel reconnaissable répliqué et transmis par l’imitation du comportement d’un individu par d’autres individus », nous dit Wikipedia) auprès des internautes acharnés.

Jouable ici : https://www.crazygames.com/game/robot-unicorn-attack

Dad’n Me – Tom Fulp et Dan Paladin

Alors que mon esprit vacillait entre délire Massacre à la tronçonneuse et amusement Streets of Rage je suis tombé sur Dad’n Me.

Dad’n Me, simple beat’em up 2D, est un pur plaisir de défouloir et ce, bien que la plupart des adversaires restent inertes. Néanmoins, certaines difficultés existent, à l’instar des ninjas et, forcément, du boss de fin.

Vous êtes le fils d’un tueur en série qui, d’ailleurs, vous dépose dans une cour de récréation dans laquelle plusieurs bambins s’amusent. Vous l’aurez vite compris, le méchant, c’est vous !

Il vous est possible de vous déplacer dans l’environnement et l’enchaînement des coups ne se fait que grâce à deux touches. Faites attention, il n’y a qu’un objet de soin dans le jeu, situé juste avant le boss.

Pour conclure, précisons que Dad’n Me a tout de même remporté le prix du meilleur jeu sur navigateur lors de l’IGF de 2006.

Jouable ici : http://www.newgrounds.com/portal/view/254456