Gamescom 2018 : Toutes nos impressions sur les jeux du salon

Pour la première fois depuis notre existence nous nous sommes rendu à Cologne pour assister en personne à la Gamescom. Ce fut l’occasion pour nous de tester un vaste nombre de jeux dont nous n’avons pas toujours pu faire de compte rendu en vidéo. Cet article est l’occasion pour nous de revenir sur les jeux qui nous ont le plus marqué (en bien comme en mal) et de vous partager nos premières impressions sur ces futures sorties.

Rage 2


Même s’il choisit d’emprunter une direction différente que pour le premier jeu, ce nouvel opus réalisé conjointement par id Software et Avalanches Studio semble bien parti pour être un hit dans le domaine des FPS solo. Lors de notre essai d’une quinzaine de minutes, nous avons pu découvrir une mission faisant office de tutoriel pour essayer divers accessoires et pouvoirs destructeurs sur des factions armées jusqu’aux dents. On retrouve certains aspects de la direction artistique de Rage, mélangés avec le nouveau style « délirant » des ennemis. Cette suite est techniquement convaincante (quelques effets visuels vraiment somptueux), et son gameplay nerveux extrêmement prometteur. Et dire qu’il faudra attendre une année entière avant de mettre les mains dessus pour de bon…

Total War : Three Kingdoms

Là où ne pouvait s’attendre qu’à de rares améliorations, Total War : Three Kingdoms s’est avéré être une réelle surprise au niveau des sensations de jeu : la refonte de l’interface, la vitesse accrue des unités et la qualité légèrement supérieure des animations pourraient donner une seconde vie à la licence de Creative Assembly. Les combats à la fois plus fluides et palpitants sont agréables à regarder même en temps que simple spectateur, et la végétation pouvant prendre feu apporte une nouvelle perspective stratégique pour les maps.

Young Souls


Première création du studio français 1P2P et édité par The Arcade Crew, ce beat them all à l’aspect cartoon prononcé est très dynamique. Au premier coup d’œil, on pourrait faire un rapprochement avec Full Metal Furies sorti cette année, mais la modélisation en 3 dimensions des décors et celle en 2 dimensions des effets visuels (explosions, impacts et autres) et personnages lui procurent une identité originale. Le jeu devrait alterner entre des niveaux de combat et des phases de narration. Jouable seul ou à deux, Young Souls n’est pas près d’être terminé, mais il a d’ores et déjà retenu toute notre attention.

Dark Devotion


Les perles vidéoludiques apparaissent souvent dans le monde des jeux indépendants et c’est assurément le cas pour Dark Devotion. Les 3 français qui se partagent les tâches du développement ont effectué un travail incroyable depuis leur campagne sur Kickstarter. Le jeu est splendide, que ce soit au niveau des animations, des environnements en pixel-art ou du design global, et il parvient également à être un régal en terme de gameplay. Très proche d’un Dark Souls en 2D (malgré les efforts évidents pour s’en démarquer), Dark Devotion est un jeu d’aventure sombre et exigeant déjà sur notre radar depuis de nombreux mois. Cette première session de test était tout sauf décevante, et il nous tarde encore plus de voir le résultat final.

Metro : Exodus


C’est parce que, comme beaucoup de spectateurs, l’annonce du nouvel opus de la saga Metro avait su nous marquer lors de l’E3 2017 que la déception n’était que plus grande aujourd’hui. Si l’ambiance post-apocalyptique est toujours réussie, l’aspect technique ne semble pas avoir évolué depuis Last Light. Tout au long de la démo, l’impression que le jeu est inachevé ne nous a pas quitté une seconde (évidemment il reste plusieurs mois pour corriger le tir, mais nous sommes en droit de nous inquiéter). On retrouve les mêmes éléments de gameplay des épisodes précédents, dans un monde semi-linéaire rongé par la végétation. Quant aux ennemis, ils semblent malheureusement eux-aussi avoir hérité des gênes de leurs ancêtres, et leur comportement ne laisse pas entrevoir une quelconque forme d’intelligence.

Sekiro


From Software est de retour avec un nouveau Souls-like qui s’éloigne enfin des sentiers battus. On retrouve donc la plupart des éléments qui ont constituent la recette standard de leurs précédents projets, mais certaines nouveautés changent malgré tout complètement la donne. Tout d’abord le grappin et le double saut, qui donnent au jeu une verticalité bienvenue, mais aussi le rythme effréné et la nervosité des affrontements qui tranchent net avec la rigidité typique des Dark Souls. La mort n’est pas la fin dans Sekiro, et vous disposez d’une seconde chance (une résurrection sur l’emplacement de votre cadavre). On se réjouira de pouvoir exécuter d’un coup les ennemis en se faufilant derrière eux, ou en effectuant une attaque aérienne à temps. Reste à voir si la direction artistique et le scénario sauront se renouveler sur la durée, mais il y a peu de craintes à avoir.

Toothpick

, rédacteur

Rageux du framerate au bon goût auto-prononcé. Du genre à acheter une Vita quand la hype est autour de la Switch.