Tomb Raider : Underworld

Perfectible mais l'aventure se doit d'être vécue ! Voilà comment résumer ce Tomb Raider : Underworld qui clôt de belle manière la trilogie qui a débuté avec les épisodes Tomb Raider: Legend et Tomb Raider: Anniversary. Bon certes, on connait les rouages et les mécanismes du jeu puisque cet épisode n'invente rien mais on peut remarquer qu'ils ont bossé Crystal Dynamics pour nous pondre un huitième volet des aventures de notre belle Lara à la fois captivant et enivrant !
Les plus
  • Le level-design de qualité
  • L'ambiance sonore
  • Les phases exporations/enigmes
Les moins
  • La maniabilité lourde et imprecise
  • Le problème éternel de caméra
  • Les bugs de collision

Huitième volet de la saga Tomb Raider et premier épisode à voir le jour sur la PlayStation 3, alors que la XBOX360 avait accueilli Anniversary et Legend, ce Tomb Raider : Underworld conclut donc cette trilogie. Attendu au tournant, le jeu d’action et de plate-formes développé par Crystal Dynamics doit renouer avec ses origines même si la plastique si parfaite de Lara Croft nous laisse déjà rêveur. Dès lors, que vaut vraiment ce Tomb Raider : Underworld ? La réponse dans cette critique…

Suite et fin de la trilogie qui a débuté avec Tomb Raider : Legend et Tomb Raider: Anniversary, Crystal Dynamics a acquis une certaine expérience et ce dernier nous pond un huitième épisode qui se veut être à la fois la conclusion de cette trilogie mais aussi la conclusion d’un savoir-faire qui dure depuis maintenant 12 ans. Ce Tomb Raider : Underworld débarque donc sous de bons auspices en espérant que les erreurs du passé (sacré caméra !) ne seront plus commises, mais gare à la concurrence sur PS3 notamment avec un certain Uncharted Drake’s Fortune…

Un gameplay dynamique

Notre Lara prête à rentrer dans un temple

Après une introduction digne des films catastrophes, notre Lara doit s’extraire de sa villa qui est en proie aux flammes. Un début assez linaire certes mais qui nous initie à la jouabilité. Sauter, escalader, utiliser le grappin… voilà comment Lara Croft devra se défaire des décombres causés par l’explosion de sa demeure. Un gameplay qui s’inscrit dans une dynamique souhaitée par les développeurs afin d’élargir le jeu à un plus grand public. Ainsi, ce dernier délaisse ce côté de liberté pour clairement adopter un style plus assisté. Ce Tomb Raider : Underworld ne brille donc pas par son aspect « jeu d’action » mais plus par son aspect aventure où vous devez résoudre des énigmes allant crescendo en terme de difficulté tout au long de l’aventure.

Vous l’aurez compris, Crystal Dynamics renoue avec l’esprit des premiers épisodes. En parlant de résolutions d’énigmes et de difficulté, au fur et à mesure de l’aventure, vous devez vous creuser les méninges d’autant plus que vous êtes amené à vous laisser distraire par le paysage somptueux et les décors magnifiques de ce huitième épisode. Au final et avec l’aide d’indices, il vous faudra être très attentif aux moindres mécanismes afin d’en trouver la clé. Être attentif vous demandera une bonne observation de l’environnement, mais ce dernier ne sera pas aussi neutre, puisque les corniches et autres recoins vous permettront d’escalader sans mal. Notons à ce sujet que le level-design des environnements est à féliciter d’autant plus que par le passé, la série des Tomb Raider a péché à ce niveau.

Une aventure qui dépayse

Un Kraken grillé ça vous tente ?

Chaque épisode de la série des Tomb Raider, et ce depuis le premier volet sorti sur PSone, nous entraîne dans une aventure avec un grand A. Une aventure qui dépayse à coup sûr les gamers, et ce Tomb Raider : Underworld ne déroge pas à cette règle. Ainsi, après un prologue dantesque, vous serez amené à voyager en Thaïlande, au Mexique, à visiter les profondeurs de la mer Méditerranée ou encore à voir la belle Lara grelotter en Arctique. Comme vous pourrez le noter, l300a diversité de l’environnement est bien présente, entre la chaleur, le froid, la jungle ou encore l’eau, tous les éléments sont représentés pour rendre cette aventure épique. Ajoutez à cela une bande sonore magistrale et vous obtenez une direction artistique du plus bel effet. Crystal Dynamics a fourni un réel effort sur le level-design, les décors sont criants de vérité même si parfois on peut être déçu par des graphismes certes très convenables mais qui ne peuvent rivaliser avec ceux d’autres jeux. Les développeurs de Tomb Raider : Underworld ont donc acquis une certaine expérience mais ces derniers peuvent encore mieux faire, même si la modélisation de l’héroïne laisse rêveuse…

Lara so sexy !

Admirez le décor… j’ai dit le décor !

Difficile de ne pas succomber aux avantages plus que délicieux de la belle Lara. On peut reconnaître un effort honorable et très appréciable de la plastique de l’exploratrice tant celle-ci use de son charme. Parcourir les profondeurs marines en petite tenue moulante et pied-nue, les développeurs de ce Tomb Raider : Underworld ont bien compris qu’avec l’âge les femmes se bonifient, tout comme le vin ! Humour à part, si ce huitième épisode innove graphiquement en proposant certes un environnement unique malgré un sentiment de déjà vu, Crystal Dynamics a remodelé notre Lara Croft tel des chirurgiens plastiques (coucou Nip/Tuck), afin de donner un nouveau souffle à cette série tout en captivant un large public en manque de jeu d’exploration mais bourré de libido. Au final, on se retrouve avec un cocktail alliant exploration et charme qui trouve un parfait équilibre.

Entre retour aux origines et défauts qui subsistent toujours

On devra jongler avec la caméra

Crystal Dynamics a clairement annoncé la couleur en remodelant entièrement Lara Croft dans cet épisode, prouvant que la série veut innover tout en fédérant un large public. Cependant, là où on devrait en toute logique applaudir cet effort de modernité, surtout à cette époque où le réchauffé prend le pas sur l’inédit, on peut s’apercevoir qu’un déséquilibre s’installe entre un gameplay assisté et ce retour aux origines articulé autour de l’exploration. Tout d’abord on peut apprécier un temps de chargement très court qui n’est pas désagréable. On peut voir que si l’aventure s’appuie sur des phases d’explorations, le système de combat et de visé a lui été laissé malheureusement à l’abandon par les développeurs. On passera donc le plus clair de notre temps à regarder avec admiration les décors si exotiques du soft en essayant de ne point être confronté à ce système de tir. Autre défaut auquel ce Tomb Raider : Underworld n’échappe pas, celui de la camera qui refait surface. Toujours aussi capricieuse, elle vous fera souvent perdre patience lorsque vous essayerez en vain d’escalader une paroi ou une falaise. Ce défaut qui a toujours été présent dans cette série, est à nouveau d’actualité dans ce huitième épisode.

Au final, ce Tomb Raider : Underworld clôt de belle manière la trilogie qui a débuté avec les épisodes Tomb Raider: Legend et Tomb Raider: Anniversary. Si on regrettera une innovation à tous les niveaux, un retour aux sources de cette série a permis de renouer avec son succès mais sans toutefois parvenir à éradiquer ses défauts. Malgré cela, on pardonnera certains écarts de conduite à ce Tomb Raider : Underworld tant l’aventure se doit d’être vécue.