• Développeur : PlatinumGames
  • Editeur : Konami
  • Site Web : PAL
  • Version testée : PlayStation 3
  • Classification :
    Sigle âge 18 ans et plus
    Francaise : 22/02/2013
    Americaine : 19/02/2013
    Japonaise : 21/02/2013
  • Exclusivitée
  • PEGI :
    Violence : jeu contenant des scènes de violentesGrossièreté de langage : jeu contenant des expressions vulgaires

Metal Gear Rising : Revengeance

Rédigée par

metal-gear-rising-critique-contenu01Durant l’E3 2009, Hideo Kojima annonce qu’un spin off de Metal Gear est en cours d’élaboration. Le jeu sera un beat’em all et le héros sera Raiden. Le scénario permettra aux joueurs de comprendre comment Raiden est passé de petit nouveau dans Metal Gear Solid 2 à ninja badass dans MGS 4. Le jeu était originalement développé chez Kojima Productions qui n’a pas su trouver l’équilibre du gameplay. Deux ans plus tard, Konami confie finalement la direction du jeu à Platinum Games, plus expérimenté dans le jeu d’action (Bayonetta, Vanquish). Ces derniers changent légèrement la trame scénaristique et situent les évènements 4 ans après MGS4, ce qui leur donne plus de liberté pour le scénario. Plus question donc de savoir comment Raiden devient un dingo du katana, on privilégie l’action pure et dure avec une toute nouvelle histoire aux accents futuristes et dans la lignée de MGS 4 avec les sociétés de Sécurité Militaire Privée et les soldats boostés aux nano-machines. Le résultat se nomme Metal Gear Rising : Revengeance et y a pas à dire, c’est bien burné.

 

Un post-it, un stylo…

Metal Gear Rising : Revengeance démarre en 2018, quatre ans après que Snake ait mis fin aux agissements des Patriotes. Les conflits civils résonnent un peu moins dans le monde. On retrouve Raiden, désormais employé d’une société de SMP (Sécurité Militaire Privée), en Afrique pour protéger le Premier ministre N’Mani. C’est alors que des cyborgs attaquent le convoi du premier ministre et le capturent. C’est là que le joueur fait ses premières armes au katana, et purée que c’est bon !

C'est mal barré pour le Premier Ministre...

C’est mal barré pour le Premier Ministre…

On ne va pas s’attarder plus longtemps sur le scénario qui est très simpliste, contrairement à ce que l’on a l’habitude de voir dans la saga Metal Gear Solid. Vous incarnez le gentil gars qui protège un mec important. Ce dernier se fait zigouiller par une bande de cyborgs hyper puissants qui veulent juste foutre la merde pour s’amuser un peu et contrôler le marché de la guerre. Au passage, les petits voyous vous découpent quelques membres. Le coup fourré classique, en somme. Bref, tout cela vous oblige à subir quelques opérations pour devenir vous aussi un ninja cyborg trop badass avant de partir en quête de revanche… et de vengeance… donc de « revengeance » quoi…

Malgré un scénario très nettement orienté action et une histoire à part qui ne nécessite pas de connaître la saga Metal Gear pour en comprendre tous les tenants et aboutissants, on trouvera des références aux jeux d’Hideo Kojima. De l’enfance de Raiden aux posters cachés de playmates asiatiques, en passant par les conversations au Codec ou aux cartons pour se dissimuler, les fans trouveront de nombreux repères. Des clins d’oeil à d’autres œuvres sont également à découvrir, comme celui inévitable aux Tortues Ninja (« Cowabunga ! »).

Les missions RV sont présentes

Les missions RV sont présentes

Côté durée de vie, le scénario est vite parcouru puisqu’il vous suffira d’environ 7 heures de jeu effectif (rajoutez 2 heures de cinématiques et d’essais infructueux) pour venir à bout des huit chapitres en difficulté Normale. Vous pouvez toutefois prolonger le plaisir avec les missions en réalité virtuelle (RV) que vous devrez débusquer dans le mode Histoire. Vous pouvez également refaire chaque chapitre pour améliorer votre score et collecter les missions RV qu’il vous manque ainsi que divers bonus comme des informations inutiles sur des soldats (équivalent des plaques d’identification dans la saga MGS) ou des artworks.

 

… Et une grosse dose de what the fuck !

Bien sûr, les Metal Gear sont de la partie

Bien sûr, les Metal Gear sont de la partie

La scène d’introduction vous place directement au cœur de l’action. Dès la première cinématique, le sang gicle et coule à flots. Après quelques minutes de jeu, Raiden fait déjà face à un Metal Gear qui l’attaque à coup de missiles. Les scènes qui se déroulent sous nos yeux sont dantesques. Raiden court sur les murs, saute sur les missiles, et découpe tout ce qui bouge (et même ce qui ne bouge pas comme certains éléments du décor). Mais cela ne l’empêchera pas de se prendre une rouste… Après s’être fait humilié par Jetstream Sam, un des méchants, il va lui aussi devenir un cyborg.

Le Zandatsu vous permet de découper en slow motion

Le Zandatsu permet de découper en slow motion

La transformation de Raiden aura pour effet de lui donner de nouvelles possibilités de gameplay, notamment grâce à une barre d’énergie qui se remplit grâce aux coups portés au katana et autres recharges trouvées dans des coffres ou carrément dans les corps de vos adversaires encore vivants. En effet, lorsque la barre est suffisamment remplie, il est alors possible de passer en slow motion pour mieux découper ses adversaires. Il devient vite facile de trancher plusieurs centaines de morceaux dans un seul ennemi. Vous voilà devenu fabricant d’Apéricubes goût cyborg. Miam ! Ces phases de boucherie, nommées Zandatsu, donneront lieu à des cutscenes peu variées mais diablement classes.

La prise en main du gameplay est rapide, instinctive et surtout jouissive, exceptés une caméra capricieuse et l’accès à l’inventaire. En effet, pour sélectionner vos équipements, vous devrez arrêter toute action et appuyer sur la flèche de gauche ou droite pour accéder à un écran de sélection ! Raiden doit être complètement immobile, même en plein combat. Pour un jeu purement orienté action, devoir accéder à son équipement en mettant presque le jeu en pause est plutôt mal venu.

Upgrade de compétences pour Raiden

Upgrade de compétences pour Raiden

Cela dit, l’équipement n’est pas très varié et vous aurez vite fait le tour. Mis à part des lance-missiles et des grenades qui ne vous serviront quasiment jamais, vous aurez accès à des recharges de vie et d’énergie mais aussi et surtout aux armes récupérées sur les cadavres des boss. Chaque arme a sa particularité, a vous de choisir celle qui convient le mieux à votre style et à la situation. De plus, à la fin de chaque mission, vous pourrez doter Raiden de nouvelles compétences et améliorer son matériel grâce aux points gagnés lors des différentes phases de combat.

Le soft propose également quelques phases d’infiltration qu’il vaut mieux respecter pour éviter des ennemis un peu trop forts. Si vous avez suffisamment upgradé les compétences et les armes de Raiden, vous pourrez passer en force et redécorer les murs de quelques giclées rouges carmin.

Quelques boss

Quelques boss

Vous croiserez beaucoup de soldats de base avec un katana, un flingue ou un lance-missile. Ils seront toutefois régulièrement épaulés par des collègues un peu mieux équipés comme les Mastiffs (soldats-hulk), les Gekkos (petits robots pas très dangereux mais gênants) ou carrément de petits Metal Gear. Dans l’ensemble, les ennemis sont assez variés et les combats face aux boss ne vous demanderont pas trop d’acharnement. Cependant, vous devrez apprendre leurs différents mouvements pour les contrer efficacement et frapper au bon moment.

 

En 2018, les ninja cyborgs seront encore plus classes

Et si Françoise Hardy était un ninja cyborg ?

Et si Françoise Hardy était un ninja cyborg ?

En clair, Metal Gear Rising : Revengeance nous offre un concentré d’action, teinté de combats jouissifs et d’une cohérence avec l’univers de MGS. Découper les adversaires en petit bout ou faire tomber des ponts entiers avec un simple katana est un vrai défouloir.

Les textures sont correctes et les décors vastes quoiqu’un peu vides. Cependant, les personnages principaux sont très bien travaillés, même si Raiden a un peu la tête de Françoise Hardy…

La bande son accompagne parfaitement le jeu. Très rythmée, elle est essentiellement composée de thèmes qui évoluent en fonction de l’action.

Ce n'est pas la taille qui compte mais la façon dont on s'en sert...

Ce n’est pas la taille qui compte mais la façon dont on s’en sert…

Enfin, l’histoire est simple mais efficace. On trouve quelques tentatives pour apporter un peu de profondeur au personnage de Raiden avec des interrogations autour de son enfance et de son envie de tuer (le surnom de Jack The Ripper que portait Raiden durant son enfance prendra là tout son sens). Chaque boss vous gratifie de quelques dialogues sans intérêt, notamment sur sa motivation personnelle à faire la guerre, comme dans la saga Metal Gear Solid mais en plus chiant. Heureusement, ces passages ne sont pas longs et les cinématiques ne réservent que très peu de discours pour mieux s’orienter vers des scènes bourrées de poses qui puent la classe. Metal Gear Rising : Revengeance est sans conteste l’un des meilleurs jeux d’action de ce début d’année.

L'avis général

  • De l'action qui défoule
  • Le Zandatsu
  • La rejouabilité
  • La bande-son
  • Les textures
  • Un scénario basique
  • Des boss peu charismatiques
  • Des décors vastes mais un peu vides

Le pari semblait risqué : faire un spin off d'une grande saga du jeu d'action/infiltration sous la forme d'un beat'em all dopé à l'action "what the fuck". Platinum Games et Konami nous livrent un excellent jeu d'action et arrivent à nous surprendre en empruntant un univers pourtant déjà bien établi. La sensation de puissance qui se dégage du gameplay est jouissive, notamment lors du Zandatsu. Cependant, on en fait rapidement le tour. Enfin, l'upgrade des compétences et les bons moments passés donnent envie de refaire le jeu immédiatement, ce qui pallie la durée un peu faible du mode Histoire. Bref, Metal Gear Rising : Revengeance est sans conteste l'un des meilleurs jeux d'action sortis depuis plusieurs mois !