Fantasy Life

Le scénario n’est certes pas passionnant avec des dialogues trop longs et niais et l’environnement reste très classique. Le jeu est également très facile avec des points de sauvegarde partout, une aventure prémâchée, de nombreux objets pour restaurer les PV… Mais le rendu est vraiment joli et agréable. Les multiples quêtes se renouvellent sans cesse et la possibilité de pouvoir changer de carrière à l’infini ainsi que cette sensation de progresser en permanence apporte une grande satisfaction. Un mélange de simulation de vie, de composants de RPG et de hack’n’slash qui fonctionne très bien. Mon coup de coeur de cette fin d'année !

Les plus
  • Les nombreuses quêtes
  • Les différents plaisirs du jeu
  • Les choix de carrières
  • L'ambiance graphique et sonore
  • Le mode multijoueur
Les moins
  • Le scénario simpliste
  • Les dialogues longs et niais
  • La facilité

Il aura fallu attendre deux longues années pour que Fantasy Life finisse par sortir du Japon. Ce titre est souvent évoqué comme étant le mariage d’Animal Crossing et de Final Fantasy avec en plus la patte Level-5. Il ne m’en fallait pas plus pour nourrir mes fantasmes et je ne peux pas dire que j’en sois déçue. Au menu, du merveilleux, des quêtes et… un papillon.

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Le monde de Rêveria

L’aventure se déroule à Rêveria et commence dans une petite ville du nom de Castel, digne d’un RPG médieval fantastique des plus classique : des boutiques, un château, une bibliothèque, un quartier artisan, un autre commerçant, des fermes, etc. Tous ces services se retrouvent dans les autres villes de ce monde. Mais ce qui fait toute la différence, c’est la qualité made in Level-5. L’ambiance est enchanteresse et pour les ingrédients d’une telle recette, rien de mieux que des grands messieurs du jeu vidéo. La bande originale est composée par Nobuo Uematsu et est tantôt joviale, tantôt épique et parfois bien « zonée » (parole de Gorn !). Et pour les passionnés, on peut même avoir l’impression de reconnaître quelques musiques de plusieurs épisodes de Final Fantasy…

Il s’agit d’un jeu 3D mais les graphismes restent assez proches de ceux d’un dessin animé. Le trait est doux et les couleurs chatoyantes et pour cause, c’est Yoshitaka Amano qui est à l’œuvre pour le chara-design. Les quelques vidéos ont elles un visuel proche du studio Ghibli et ce n’est pas sans rappeler que la société a déjà travaillé avec le studio de films d’animation japonais par le passé avec Ni No Kuni. Chaque ville, chaque zone à explorer possède sa propre ambiance et ses ennemis. Il suffit de jeter un œil ci-dessous à la richesse des décors et détails qui illuminent chacune de ces villes. C’est beau, mais dans l’idée rien de surprenant là encore : ville médiévale, portuaire, proche du désert, village dans la forêt… Mais la suite des événements risquerait bien de nous envoyer sur la lune… laissez-moi rêver. Le tout est assaisonné de personnages un peu troll façon Animal Crossing, avec des répliques cuisantes et du second degré.

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C’est tout un monde avec plusieurs villes, des donjons et des plaines à explorer au côté d’un petit papillon nommé Flotillon. Pratique, cette nouvelle venue souhaite tout découvrir de Rêvaria, ce qui nous permet d’en apprendre plus sur l’univers du jeu. Lors de transitions dans la progression du jeu, les pensées de Flotillon nous laissent deviner l’identité du personnage et la nature de sa venue. Un peu comme Navi, ce papillon ne vous lâche pas les basques, vous interrompt parfois dans votre lancée et blablate, un peu agaçant.

Oui, on ferait mieux oui...

Oui, on ferait mieux oui…

Le scénario est long au démarrage avec des dialogues à rallonges et une intrigue vraiment très basique du style « il faut sauver le monde de la destruction ! ». Oui, car une menace plane sur ce joli petit monde de Bisounours. Et c’est en compagnie de Flotillon, le mignon papillon, que l’aventure principale coule, aussi molle que de la guimauve… Bon, vous l’aurez compris, le scénario n’est pas ce qui m’a le plus séduite. Il faut attendre des dizaines et dizaines d’heures pour voir l’histoire prendre forme. Celle-ci s’améliore tout de même et forte heureusement, ce ne sont que des petites sessions à faire au grès de notre envie. Le reste vaut largement la peine de subir toutes ces niaiseries et longueurs.

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Lolilol

Rêveria c’est une philosophie de vie basée sur l’accomplissement de soi par le travail, l’entraide et les rencontres enrichissantes (ou non). Pour avancer, le mieux c’est d’avoir un métier et de progresser, de passer d’un travail à l’autre mais on peut tout aussi flâner, décorer son intérieur ou adopter un animal si on le souhaite. Cela m’amène à vous parler du cœur même du jeu : les carrières !

 Moi quand je serai grande…

… je serai mercenaire ! Et forgeronne et puis alchimiste… et pourquoi pas magicienne ? Oh et maintenant que j’y pense, j’ai toujours rêvé d’être bûcheronne (quoi, c’est vrai !). Pas de panique, il y a un choix de douze métiers à apprendre mais surtout, il est possible de TOUS les apprendre dans l’ordre souhaité. Les compétences sont sauvegardées lors d’un passage d’une carrière à l’autre. On peut également continuer à exercer les techniques propre à l’ancienne carrière dans la suivante. Après rien n’empêche de revenir sur le métier passé. En un mot : Liberté !

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Et cette richesse de métiers offre différents gameplay, propres à chaque carrière. Par exemple pour tout ce qui concerne mercenaires ou encore paladins, ce sont des techniques de combat à apprendre et répéter qui permettent de gagner de l’expérience. Pour d’autres comme c’est le cas avec les forgerons ou cuisiniers, ce sont des petites emplettes et des QTE à accomplir à la perfection pour créer des objets.

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L’effort ça rapporte

Peu importe la carrière choisie, tous les personnages possèdent des caractéristiques communes. Les combats sont possibles avec n’importe quelle carrière et en fonction de celle-ci vous serez plus ou moins bien équipés. L’avatar possède des PV et des PE. Ces derniers sont les points d’endurance que l’on peut perdre soit en effectuant des sprints, soit pendant des techniques plus poussées lors de combats ou de récoltes par exemple. On gagne des points d’expériences et on level-up avec les différentes tâches accomplies : les combats, l’endurance, les quêtes.

Il existe trois types de quêtes et ce, peut importe la carrière choisie :

  • fantasy-life-contenu23Les Défis : ce sont les quêtes qui permettent de progresser dans sa carrière : forger tel type d’équipement, utiliser tant de fois une technique de combat, etc. Ces Défis permettent de gagner de l’expérience et donc de gagner des niveaux mais aussi gagner des Étoiles. Ces dernières augmentent le grade de la carrière actuelle. Ainsi on passe de néophyte à apprentie, puis initiée, experte, etc. Certaines compétences se débloquent aussi de cette manière et de nouveaux Défis sont alors proposés.
  • fantasy-life-contenu25Les requêtes de Flotillon : cela correspond à l’histoire principale. C’est aussi l’occasion de gagner des Liesses. C’est ce qu’on pourrait appeler la monnaie du « bonheur ». On trouve alors des bonus à la clé comme avoir la possibilité de posséder un animal, visualiser des vidéos, écouter des morceaux de musique, monter à cheval, avoir un sac plus grand, etc.
  • Autres requêtes : en parcourant le monde on fait des rencontres, certaines amenant des petites quêtes très variées.
    fantasy-life-contenu24Elles restent accessibles à tous mais parfois elles ne sont réalisables qu’avec des compétences acquises dans une carrière spécifique. Pas d’inquiétude, il est possible d’annuler une quête, se la garder de côté et la retenter plus tard. C’est comme ça chez Rêveria, pas de prise de tête, on fait ce qu’on veut. Une fois les villageois satisfaits vient le temps des récompenses. Chaque exploit apporte des objets plus ou moins rares et des Rêvah. Les Rêvah correspondent tout bonnement à la monnaie principale de Rêvaria qui permet d’acheter dans les boutiques, de faire tourner les affaires de manière générale. À noter qu’il est possible d’en récolter en tapant du monstre.

La victoire d’un combat permet de rapporter de l’expérience, parfois des Rêvah, un peu de PV ou encore des objets. Seuls certains ennemis offrent ce qui est appelé butin, une caisse comportant un objet parfois très intéressant. fantasy-life-contenu26Ce butin doit être ramené aux agents des butins qui la rachètent et offrent son contenu. C’est tout bénéf, mais il faut se traîner une caisse qui empêche les sprints et sert de punching-ball aux monstres. Il est par ailleurs impossible de se téléporter avec un butin ou d’en rapporter plusieurs à la fois. Mais comme le disait si bien un vieux fou, combien pauvres sont ceux qui n’ont pas de patience

Il y a donc pleins de choses à débloquer, des défis à relever pour des récompenses multiples !

 Encore et toujours plus !

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Ça me rappelle quelqu’un…

Le jeu propose d’activer StreetPass pour rencontrer d’autres joueurs de Fantasy life. À chaque rencontre le joueur apparaît dans Rêveria pour gagner des points d’amitiés. Ce n’est qu’une fois les 100% atteint, qu’un objet est offert SI le joueur est généreux ou a pensé tout simplement à configurer comme il se doit ce mode qui ne me paraît pas indispensable. Il est également possible avec l’Interaction d’envoyer des messages aux amis en ligne, partager ses notifications et de réagir aux notifications des amis.

Le mode photo permet de capturer quelques clichés directement enregistrés dans la carte SD de la Nintendo 3DS, ce qui est plutôt sympa pour partager son aventure ou pour faire une jolie critique par exemple. Huhu.

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Mais le mode le plus intéressant et sans aucun doute l’un des gros points forts de ce jeu, c’est son multijoueur. Possible jusqu’à trois, il est possible via l’Internet ou un mode local de batailler à deux voire trois à Rêveria. En invitant ou en rejoignant un ami dans sa partie, il est possible de joindre ses forces pour combattre un ennemi coriace par exemple. Même si les butins ne se partagent pas, le reste des gains est distribué équitablement.

Il existe d’ores et déjà un pack d’extension portant le nom d’Origin Island. Selon la description visible dans le menu « contenu payant », il s’agirait d’un nouveau monde à découvrir. Pour avoir accès à ce DLC, ajoutez 7,99 euros, une histoire principale avancée et un niveau 50. De quoi vous pousser à aller plus loin dans le jeu et progresser pour obtenir cette récompense. Longue vie à Fantasy Life !

M'dame Encyclopédie chasseuse d'infos retrouvée par hasard au fond d'une bibliothèque. Une histoire de vortex et de katana apparemment.