Dragon Ball Xenoverse

Dragon Ball Xenoverse satisfera les passionnés habituels, mais aussi une bonne partie de ceux qui s'étaient perdus en chemin depuis l'époque PS2. Avec son mode scénario innovant, la création de son personnage, la personnalisation, le mode en ligne et son côté monde persistant, Xenoverse se rend intéressant pour des dizaines d'heures de jeu. Le plaisir de jouer n'est évidemment pas en reste, grâce à un gameplay efficace et dynamique. On pourra regretter quelques failles si on est très pointilleux, mais Xenoverse ouvre la voie vers une série de jeux DBZ très inspirée. Enfin ! On attend DBX2 maintenant !
Les plus
  • Le mode scénario, captivant, innovant et bien mis en scène !
  • La création de son propre personnage
  • Les graphismes, tout de même jolis
  • Le mode en ligne, la personnalisation et le côté monde persistant
  • Les musiques enfin sympathiques qui restent en tête
Les moins
  • Notre personnage est muet...
  • Les DLC un peu faiblards en terme de contenu
  • La traduction française qui laisse un peu à désirer
  • La difficulté parfois mal dosée
  • Le versus local dans une seule arène

Dragon-Ball-Xenoverse-1

Dragon Ball Xenoverse est un jeu basé sur l’univers Dragon Ball sorti en février 2015, subtil mélange entre jeu de rôle en ligne massivement multijoueur et jeu de baston classique. On peut y créer son propre personnage et rejoindre l’équipe des patrouilleurs du temps afin d’aider Trunks du futur et la kaioshin du temps à rétablir le continuum espace-temps, mis à mal par un groupe d’antagonistes qui s’amusent à modifier les évènements passés ayant marqué la trame de la saga.

 

« Je suis un super guerrier de l’espace ! » (Son Gokû)

Jusqu'au level 80 tu iras...

Jusqu’au niveau 80 tu iras…

On commence l’aventure par la sacro-sainte étape de création de son personnage. On a le choix entre cinq races (humains, saiyans, clan de freezer, Majins et Nameks), filles ou garçons (sauf pour Namek et clan de Freezer). Globalement il y a du choix, même si on aurait pu faire davantage. Par exemple, les majins en garçon sont tous gros comme le premier Buu, les filles toutes fines comme Kid Buu, on aurait pu aussi vouloir un kid buu garçon ou une fille au physique plus charnu. De même, il n’est pas possible d’avoir un majin typé Super Buu… Dans le même genre, dans les saiyans ou les humains, impossible d’avoir un géant comme Nappa ou Reecom. Mais qu’importe, il y a quand même de quoi nous satisfaire.

Tous les délires sont permis !

Tous les délires sont permis !

Dans Toki-toki, tout se déroule un peu comme dans un jeu en ligne massivement multijoueur classique. On peut interagir avec les joueurs du monde entier, à travers des quêtes secondaires en ligne dans lesquelles on peut créer des équipes et recruter jusqu’à trois joueurs par équipe. On peut également avoir accès à des boutiques (de techniques, d’objets, d’équipements…), à un championnat du monde, et choisir des maîtres qui pourront nous apprendre des techniques au cours du jeu (à choisir parmi une sélection d’une dizaine de personnages de Dragon Ball). Et bien entendu, on peut suivre le mode histoire en parlant simplement à Trunks du futur. Au fur et à mesure des nombreux combats que l’on mènera, on gagnera de l’expérience et des niveaux, accompagnés de l’attribution de points à répartir dans différentes compétences comme dans n’importe quel jeu de rôle. La progression de notre personnage se fera aussi grâce à l’acquisition de techniques et d’équipements (des vêtements qui personnaliseront encore notre personnage et qui apportent chacun divers bonus dans les compétences). Le souci des équipements que l’on achète, est que l’on ne les voit pas du tout avant l’achat. Impossible de savoir à quoi ça ressemble. La plupart du temps, les connaisseurs sauront (Tenue de Broly, facile). Mais parfois ça demandera réflexion, par exemple : Tenue de Son Gohan (clan du démon, petit), ou encore « Gi de Son Gokû T. Génial (Kaïo) ».

« Je suis beauuuuu ! » (Majin Buu)

Les graphismes sont agréables à l’œil. Les personnages sont fins et colorés, parfois un peu criards. On peut noter également de bons effets au niveau des auras et des supers attaques. Les décors sont moins beaux, et les textures parfois un peu moches comme celle de l’eau. Contrairement à la rumeur, les décors sont destructibles, enfin pour la plupart. Cependant les cratères disparaissent aussitôt, tout comme les débris. Mais pas d’inquiétude : envoyez valdinguer l’adversaire contre une maison et elle se détruira, comme beaucoup de rochers, d’arbres… Et pour les cratères, ça devient anecdotique. C’est dommage mais c’est pas non plus la frustration qui nous fera lâcher le jeu !

Les musiques sont sympathiques et entrent vite en tête, même s’il ne s’agit pas des musiques originales du dessin animé. Les personnages de la saga sont doublés par les comédiens doubleurs japonais officiels de l’anime. On a également droit à de multiples voix pour la création de nos personnages. Cependant, on ne les entendra que lors des combats. En effet, dans les cut scene, celui-ci sera muet ! C’est très dommage et nuit un peu à l’immersion. Mais à part vraiment deux ou trois scènes au cours desquelles un PNJ nous demandera ce qui se passe, que notre personnage répondra par des gestes muets, auxquels rétorquera le PNJ : « ah c’est donc ça toute l’histoire ! », ça passe… Les bruitages sont convenables comme la plupart du temps dans les jeux de combat consacrés à ce manga.

Un max de cinématiques en dessin animé !

Un max de cinématiques en dessin animé !

L’histoire est inédite et très intéressante à suivre. C’est à ce niveau là, le mieux qu’on ait pu avoir dans un jeu de combat sur Dragon Ball. Le mode histoire est parsemé de cut scenes. Certaines sont faites à partir du moteur du jeu et sont très bien mises en scène, une très bonne surprise ! D’autant qu’on nous montre de l’inédit, avec des espèces de « What if » finalement. Par exemple, on verra Gokû en kaioken en difficulté face à Vegeta mais aussi Nappa en Oozaru, dans une scène super bien faite et bien représentée. D’autres cut scènes sont carrément des dessins animés spécialement conçus pour le jeu. Si l’animation de celles-ci est moyenne, elles ont quand même le mérite d’exister, ça ne se refuse pas !

« L’attaque de la pulvérisation par la lumière ! » (Son Gokû)

Parlons de la traduction. Nous avons droit au choix au doublage américain ou japonais, et aux sous-titres français. Si pour le mode histoire et pour les dialogues, on ne remarque que peu de différences, le problème se pose sur le nom des techniques et leurs descriptions. Impossible de savoir quel est l’effet d’une technique sans l’essayer tellement le titre nous est complètement inconnu. Pas facile non plus de le deviner en lisant la description, qui parle souvent de « kikoha » plus ou moins puissante, rapide, longue ou courte portée. Il n’est pas non plus évident de parvenir à associer telle technique à tel personnage qui en est l’utilisateur principal. Seuls des joueurs des premiers Budokai sauront d’avance que quelques techniques telles Double Dimanche appartiennent à Raditz par exemple, ou les attaques « laiteuse » à Ginyu, mais ensuite…

« L’humanité compte sur toi, tu n’as pas le droit de la décevoir. » (C16)

Niveau jouabilité, on a droit à des enchaînements de coups à la Budokai avec des supers attaques qu’on sélectionne grâce aux gâchettes. Les combos sont prédéfinis et les mêmes pour chaque personnage. Il s’agira de taper dans un certain ordre les deux touches d’attaque pour effectuer l’un ou l’autre des combos. Il en existe une petite dizaine.

Quelle classe ! Je ne peux que gagner !

Quelle classe ! Je ne peux que gagner !

Concernant les attaques spéciales, on attribue celles-ci à la manière d’un jeu de rôle, en gagnant ou achetant des techniques et en les assimilant à notre personnage (celles issues de la saga ont des attaques auto-attribuées). On devra maintenir R2 enfoncé afin d’ouvrir le volet des techniques spéciales, puis en fonction des quatre touches triangle carré rond croix, on peut effectuer une attaque qui dépensera généralement du ki. Si le niveau de ki du joueur est assez élevé, il pourra effectuer une attaque ultime en appuyant sur L2 + R2 afin d’ouvrir le volet correspondant, et sélectionner ensuite l’une des deux attaques qu’il aura attribué. Enfin, il reste dans le volet des attaques ultimes, la défense ultime, qui nous permettra d’esquiver un combo subi.

Il existe une jauge d’endurance, qui sera consommée pour le kaioken par exemple, mais surtout pour se téléporter afin d’éviter un combo. Cette esquive utilisera une barre d’endurance si on se protégeait déjà grâce à la touche L1, ou deux barres si on est touché et en difficulté. Il peut donc arriver qu’entre deux joueurs, il y ait en quelques secondes quatre ou cinq téléportations successives, ce qui rappellera très vite le dessin animé !

Contrairement aux Budokai, les arènes sont plutôt grandes à la manière des Tenkaichi Budokai. Il nous arrivera bien sûr de taper contre le mur invisible du bord de la map, et parfois d’en être gêné au point de se prendre l’attaque ultime ennemie et de perdre, mais c’est tout de même assez vaste pour ne pas se sentir tout le temps à l’étroit.

« Il s’appelle pas Brocoli, son nom est Broly… » (Oolong)

xenoverse-5

Un des personnages les plus forts du jeu.

Il y a un mode versus online et aussi local. Ce n’était pas le cas dans le dernier Dragon Ball, Battle of Z. C’est un très bon point. Par contre une seule arène disponible, celle des championnats, les développeurs n’ayant pas désiré d’écrans splittés. De nombreux personnages sont disponibles, on n’atteint pas forcément des records non plus en terme de quantité, mais cela est bien suffisant. Après tout l’intérêt du jeu est surtout de jouer ses propres personnages. On notera cependant la présence des hommes de main de Freezer (Apple et compagnie…) mais l’absence de personnages plus importants tel Zarbon, C16, Dabra… On retrouvera Beerus et Whis, ainsi que le SSJ God. Par contre, les nouveaux personnages créés pour le scenario de Xenoverse ne sont pas jouables. Dommage ! Aussi, si les Saiyans peuvent se transformer en combat, nous noterons que certains font figure de personnages à part entière (tel Goku SSJ God), mais surtout que Freezer et Cell ne peuvent se transformer en plein match… Nous aurons le choix à l’écran de personnages entre Freezer première forme, forme originelle, et forme 100%, et pour Cell, entre le parfait, et le super parfait (après suicide). Les autres formes de ces méchants emblématiques manquent quand même à ce roster… On peut débloquer des personnages rares, comme Broly ou Baddack, dans une quête secrète, ou Gogeta 2, Super C17 et Li Shenron en réunissant les boules de cristal.

 

« It’s Over 9000 ! » (Vegeta)

On peut dire que Dragon Ball Xenoverse est une très bonne surprise, le meilleur jeu Dragon Ball qu’on ait eu depuis longtemps ! Mais il faut l’avouer, il n’est cependant pas exempt de défauts. Au début, il y avait un gros problème de serveurs, ceux-ci étaient quasiment toujours inaccessibles. Ainsi, il était difficile d’accéder aussi souvent qu’on le souhaitait aux quêtes en ligne. Ce problème a été plus ou moins résolu par la suite, mais quel écueil ! De plus, la difficulté est parfois mal gérée. Un autre souci constaté, on ne peut créer d’autres personnages qu’après avoir fini le jeu. Pour ces personnages supplémentaires, l’histoire, les quêtes annexes, les objets et ainsi de suite sont communs. Le jeu n’est donc pas vraiment prévu pour y jouer en famille. Cela dit dans l’absolu, un deuxième joueur pourra toujours rejouer les quêtes du mode histoire et les quêtes annexes.

Un petit mot sur le premier contenu téléchargeable sorti en mars : trois personnages (Goku, Pan, Trunks) issus de DBGT, cinq costumes, deux maîtres (Yamcha et Tenshinhan), ainsi que des techniques et des quêtes parallèles en plus pour 9.99€ (ou avec le Season Pass à 24.99€).

Nostalgique, rétro-gamer, fou amoureux (de plein de choses), écrivain/scénariste (DBMultiverse, les héros de la Force).