[Critique] Donkey Kong Country: Tropical Freeze (Switch)

Après une sortie sur la malchanceuse et impopulaire Wii U, Nintendo a eu la bonne idée de porter Donkey Kong Country Tropical Freeze sur Switch. Sans plus attendre, le verdict est simple : allez-y les yeux fermés ce jeu est un pur bonheur. Fluide, beau, adapté en mode nomade tout comme en mode salon, Tropical Freeze est un jeu à (re)découvrir avec plaisir.
Les plus
  • Technique et D.A. au top
  • Gameplay jouissif
  • Musiques superbes
  • Modes classique et facile...
Les moins
  • ... mais impossible de switcher entre les modes
Un portage sur Switch qui dé-freeze

Alerte tempête de neige

Je suis le méchant et tu es le gentil !

Le plus heureux des gorilles énervés revient donc dans Tropical Freeze afin de repousser encore une fois l’envahisseur. Cette fois-ci l’île de notre cher DK se fait aborder par des animaux vikings aimant tout particulièrement le froid. A peine arrivés proche des côtes, ils expulseront nos amis à poils tout en transformant l’île tropicale en sorbet géant. Notre gros singe se frayera donc un chemin jusqu’au sommet afin de faire retrouver sa fraîcheur chaleur d’antan à son lieu de vie tropical.

Mario c’est pour les faibles

Toujours aussi coloré

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Manette en main, le jeu est toujours aussi jouissif que le premier opus sur Wii. DK, dont les animations sont excellentes, se manipule de manière diablement efficace permettant ainsi d’explorer et/ou de rusher les niveaux à pleine vitesse sans s’arrêter.

Nous serons parfois assistés par un des trois protagonistes secondaires que sont Diddy, Dixie et Crank. En mode solo, ils s’accrocheront à votre dos et vous feront profiter de leurs aptitudes comme le prolongement du saut dans les airs, ou la capacité de rebondir sur les ennemis et pièges sans subir de dégâts à la manière d’un Duck Tales. En mode coop, le deuxième joueur incarnera un de ces trois acolytes et pourra opter de s’accrocher au dos de DK, ou de se balader de manière indépendante.

Mario, t’es là ?!

Contrairement aux Mario modernes, Donkey Kong s’adresse aux joueurs patients aimant une difficulté plus élevée. Nous restons malgré tout chez Nintendo, il est donc relativement accessible grâce aux aides apportées par l’achat d’objets, ou encore grâce aux vies qui s’accumulent assez rapidement. L’apparition d’un nouveau mode de jeu « Funky » facilitera bien les choses, mais nous y reviendrons plus tard.

Un paradis vidéoludique

Direction artistique de dingue !

Les niveaux permettent vraiment d’exploiter toutes les capacités de nos amis avec des mécanismes tous plus intéressants les uns que les autres. On retrouvera notamment les niveaux avec les classiques train de la mine ou encore à dos des fameux barils/fusées, dont la difficulté a été revue un peu à la baisse comparée au précédent opus. Des classiques certes, mais parfois revus avec quelques variantes, histoire de changer un peu les habitudes. D’autres nouveaux mécanismes font leur apparition pour un ou plusieurs niveaux qui sont réellement bien intégrés dans le level design. A noter que les musiques accompagnant votre progression sont comme d’habitude excellentes.

Les niveaux facultatifs et bonus sont bien présents. Les niveaux facultatifs se débloquent par des fins cachées dans les niveaux habituels. Les niveaux bonus s’obtiennent par l’acquisition de toutes les lettres KONG d’un monde. Ces derniers ont une difficulté légèrement plus élevée afin d’essayer de contenter les joueurs aimant le challenge. En parlant de challenge, sachez que le jeu sera un peu plus ardu si vous essayez d’obtenir toutes les pièces de puzzle et les lettres KONG dans chaque niveau.

Ça caille un peu quand même…

Très bon point, les boss du jeu sont variés avec des patterns intéressants. La difficulté est présente, mais on regrette quand même que le boss de fin (no spoil) ne soit pas plus épique que cela. Nous aurions aimé terminer le jeu en fanfare, dommage.

Côté environnements on pouvait s’attendre à une version complètement gelée des niveaux de Donkey Kong et ce n’est en fait pas le cas. On retrouvera les 5 premiers mondes dans des environnements tropicaux colorées, qui apporteront un peu de chaleur dans votre cœur de joueur si glacial. Au menu, les classiques mondes de plage, sous-marin, aérien et j’en passe pour ne pas trop spoiler. Rassurez-vous, le jeu justifiera par un monde glacial de toute beauté.

Feu et glace font les meilleurs mariages

Cette version Switch de Donkey Kong Country Tropical Freeze est un portage réussi de la version Wii U. Le framerate est stable et le jeu est fluide en toute circonstance, sans même faire surchauffer votre console. Les graphismes cartoonesques sont toujours aussi efficaces, bien que parfois nous aurions aimé un peu plus de finesse dans les textures, mais bon je chipote. Le jeu se manipule aussi bien en mode nomade qu’en mode salon, vous n’aurez donc plus d’excuse pour ne pas y jouer.

Surf sur la difficulté

Yeahhhh

Grosse nouveauté de cette version Switch, Nintendo a intégré dans le jeu le mode Funky. Le but de ce mode est de le rendre plus accessible à tous type de joueurs. Il permet de pouvoir choisir comme protagoniste principal Funky, notre bon vieux marchand habituel. Celui-ci possède d’entrée de jeu 5 cœurs et il possède également des capacités supplémentaires comme la possibilité de faire un double saut, de ralentir sa chute, de respirer et tourbillonner dans l’eau indéfiniment et pour finir les pics au sol ne lui font pas mal. Ces capacités sont habilement justifiées par son surf (bien vu). En revanche l’utilisation d’un acolyte sera bannie, ceci n’étant pas possible avec Funky.

Dans le mode Funky, vous pouvez tout de même choisir de jouer avec DK. Il bénéficie de trois cœurs au lieu de deux, auxquels s’ajoutent 3 cœurs si vous avez un acolyte ramenant le total à 6 cœurs, rendant le jeu nettement plus facile.

Autre facilité, les lettres KONG seront acquises de manière permanente dès que vous les attrapez. Vous pourrez donc mourir sans craintes. Petit regret, il n’est pas possible de switcher entre le mode Funky et le mode classique. Vous serez donc obligé de finir le jeu dans le mode choisi.

En bref, Nintendo exécute à merveille le passage de la Wii U à la Switch de ce superbe jeu. On en redemande.

KaaClick

, administrateur système

Homme de l'ombre de l'équipe et PCiste revendiqué. Mes drogues sont les FPS exigeants et les jeux indés.