• Développeur : Armature
  • Editeur : Warner Bros Games
  • Site Web : PAL
  • Version testée : PlayStation Vita
  • Classification :
    Sigle âge 16 ans et plus
    Francaise : 25/10/2013
    Americaine : 28/10/2013
    Japonaise : nc/nc/nc
  • Exclusivitée
  • PEGI :
    Violence : jeu contenant des scènes de violentes

Batman Arkham Origins : Blackgate

Rédigée par

Après Rocksteady et Warner Bros Montréal, c’est au tour d’Armature de s’occuper d’un épisode de la série Batman Arkham. Au début en exclusivité sur PlayStation Vita et Nintendo 3DSBatman Arkham Origins : Blackgate se trouve désormais également disponible sur consoles de salon et PC. Dans cette critique, nous nous intéresserons surtout aux supports portables, en particulier à la version PlayStation Vita.

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Blackgate de nouveau assiégé

Batman Arkham Origins : Blackgate est la suite de Batman Arkham Origins (cet épisode se déroule 1 an après celui-ci). Blackgate, la fameuse prison regroupant les criminels les plus dangereux de Gotham City est prise par les malfrats. Trois super-vilains occupent chacun une partie de l’établissement. Black Mask prend le contrôle des cellules, le Pingouin gère l’atelier et le Joker détient l’administration. Ainsi, comme vous l’aurez compris, le jeu se déroule principalement au sein de Blackgate.

Les cinématiques sont en animations comics.

Les cinématiques sont en animations comics.

Contrairement aux autres épisodes de la franchise, l’histoire de BAO : B nous est contée via des illustrations façon comics. Cependant, il faut noter l’absence de doublage français. Même si ce n’est pas très dérangeant puisque les dialogues sont tout de même traduits durant les cinématiques, ce qui n’est malheureusement pas tout le temps le cas dans les phases de jeu. En effet, il arrive assez souvent que l’on entende des ennemis parler en anglais, mais sans aucun sous-titres. Plutôt dommage pour les joueurs ne comprenant pas la langue (même s’il n’y a rien de très intéressant).

Dans cet épisode, le commissaire Gordon fait confiance au Chevalier Noir et commence à coopérer avec lui (contrairement à l’histoire principale de BAO). Cependant, Batman ne fait pas uniquement équipe avec lui (il a plutôt un rôle figuratif d’ailleurs). En effet, son « alliée » principale se trouve être Catwoman. Ainsi, c’est surtout avec elle que vous allez communiquer pour vous diriger à l’intérieur de Blackgate. À titre de comparaison, la ravissante voleuse tient « un peu » le même rôle qu’Alfred dans les opus précédents.

D’ailleurs, en parlant de diriger, nous allons vous confier l’un des points négatifs du jeu, à savoir les retours en arrière incessants ! Effectivement, vous devrez sans arrêt vous trouver dans l’une des quatre zones de la prison. Et malheureusement, il n’y a pas de possibilité de déplacement rapide entre ces différentes parties…

Une autre façon de jouer ?

Batman Arkham Origins : Blackgate se joue intégralement en 2,5D, ce qui à première vue peut changer radicalement la manière de jouer par rapport aux opus principaux sur consoles de salon. Eh bien finalement, mis à part les phases d’exploration qui restent beaucoup plus limitées, on retrouve « à peu près » le même gameplay. En revanche, la jouabilité (du mode prédateur notamment) n’est pas très évidente au premier abord. En effet, vos premières éliminations silencieuses risquent d’être en réalité plus bruyantes que prévu ! Ceci étant dû en grande partie par le changement de la touche pour s’accroupir.

Touchez l'écran tactile pour scanner l'environnement.

Touchez l’écran tactile pour scanner l’environnement.

La gros changement de cet épisode réside dans l’utilisation de l’écran tactile pour activer le mode détection (juste appuyer dessus) ou pour utiliser l’analyseur d’indices (laisser le doigt sur l’écran), afin de scanner l’environnement pour trouver certains éléments. Cette idée est plutôt bonne. Le seul problème, c’est que l’on aura tendance à ne faire que ça tout au long du jeu ! Tout d’abord, pour ne rien manquer des différents indices, mais surtout car vous serez contraints de le faire. En effet, vous serez obligés de scanner sans arrêt (chaque porte par exemple) pour pouvoir progresser dans l’histoire.

Comme on vous le disait précédemment, les phases d’exploration diffèrent des épisodes sur consoles de salon, notamment avec l’utilisation du système en 2,5D. Tout d’abord, le joueur peut être frustré par le fait de ne pas pouvoir plus se balader que ça dans le décor. D’ailleurs, dans certaines zones, l’environnement est parfois assez profond. La sensation de « couloir » se ressent vraiment.

Mis à part cela, ce que l’on retiendra surtout de cette phase d’exploration, c’est que l’on se perd tout le temps ! La 2,5D change la façon de se déplacer par rapport à la 3D. Du coup, la caméra ne tourne pas autour du personnage, et ne prend en compte qu’une partie du décor (préalablement déterminé). Ainsi, il est compliqué de se diriger vers un point précis de la carte. En effet, on regarde sans arrêt si on va bien dans le bon sens. À certains endroits, il est vraiment difficile de bien s’orienter.

Moins de gadgets, mais plus complets

Les gadgets des autres épisodes sont mixés.

Les gadgets des autres épisodes sont mixés.

Contrairement à tous les autres épisodes, vous commencez l’histoire avec le minimum syndical. En effet, Batman n’aura que son batarang pour se sortir du pétrin. Le reste de l’équipement se récupère tout au long de l’histoire bien entendu. Cependant, ne vous attendez pas à voir une pléthore de gadgets déjà vus. Dans Batman Arkham Origins : Blackgate, il n’y a que 4 gadgets sélectionnables (via la croix directionnelle). En revanche, ceux-ci sont très complets. Effectivement, ils regroupent en réalité tout un tas d’autres gadgets des opus précédents. Mais au lieu d’en avoir une dizaine, tout a été associé pour ne plus en obtenir que 4. Ainsi, le batarang électrique n’est nul autre que le batarang auquel on ajoute l’atout du fusil électrique.

L’utilisation du séquenceur graphique est différente des autres épisodes. Désormais, vous devrez déchiffrer un code à trois chiffres, parmi une liste de nombres plus ou moins grande. Il faudra alors vous positionner sur différents numéros jusqu’à ce que la combinaison soit la bonne. Plus vous avancerez dans l’histoire, et plus le déchiffrage risque d’être difficile. En effet, de nouvelles contraintes feront leur apparition (plus de chiffres…).

Un contenu correct pour un titre portable

L’histoire principale se termine en moins de 8 heures. Après, si vous êtes explorateurs, quelques bonus sont à débloquer. Tout d’abord, des artworks sont à déverrouiller en réalisant différentes enquêtes. Plus précisément, lorsque vous vous baladerez dans Blackgate, vous trouverez des indices qu’il faudra alors scanner. Dès que vous en aurez trouvé un, l’enquête sera dévoilée. Trouvez les tous, et vous débloquerez votre image. C’est aussi simple que ça.

Ensuite, il sera également possible de débloquer certains bonus, en cassant des objets bien spécifiques. On garde la même recette que dans les épisodes précédents. Ainsi, vous devrez détruire à coups de Batarang, les dentiers mécaniques du Joker, les masques de Black Mask et les cages du Pingouin.

Récupérez les différents éléments d'une tenue pour l'utiliser.

Récupérez les différents éléments d’une tenue pour l’utiliser.

Enfin, ce qui vous permettra de déverrouiller le plus de contenu réside dans les boîtes d’équipement qui seront à trouver. Hormis celles de l’histoire principale qui vous permettent de débloquer des gadgets, il en existera d’autres placées dans toute la prison. D’ailleurs, celles-ci sont indiquées sur votre carte par un « ? ». Chaque fois que vous ouvrirez une boîte, vous tomberez sur une pièce de contenu (équipement, santé supplémentaire…). Il vous faudra alors trouver en tout quatre éléments du même type, pour déverrouiller le bonus en question (masque, gants, bottes et costume pour débloquer une tenue par exemple).

L'avis général

  • Certains décors en profondeur sont bien détaillés...
  • Contenu à débloquer.
  • Scanner l'environnement via l'écran tactile...
  • ...mais on ne fait plus que ça tout le long du jeu.
  • Il y a aussi quelques textures immondes.
  • On se perd assez facilement.
  • Sensation de couloir trop ressentie.

Batman Arkham Origins : Blackgate est un épisode plaisant à jouer, malgré des défauts qui risquent de vite lasser le joueur (retours en arrière incessants, scans répétitifs, on se perd...). Le passage en 2,5D est une idée intéressante, qui propose au joueur un gameplay différent. Le seul souci reste dans la façon de se repérer... À chaque croisement, il vous faudra ouvrir votre carte pour savoir réellement dans quelle direction vous allez. Bref, si vous n'êtes pas un grand fan de la série, voyez Batman Arkham Origins : Blackgate comme un épisode à part, qui peut être délaissé sans aucun problème. Ce n'est pas le plus indispensable de la série.