• Développeur : Warner Bros Games Montreal
  • Editeur : Warner Bros Games
  • Site Web : PAL
  • Version testée : PlayStation 3
  • Classification :
    Sigle âge 16 ans et plus
    Francaise : 25/10/2013
    Americaine : 25/10/2013
    Japonaise : nc/nc/nc
  • Exclusivitée
  • PEGI :
    Violence : jeu contenant des scènes de violentesOnline Game

Batman Arkham Origins

Rédigée par

Après deux excellents épisodes, Rocksteady a pris la décision de s’attaquer aux nouvelles aventures de Batman sur consoles next-gen. Le studio de développement a donc dû déléguer ce troisième opus à un tiers, en l’occurrence Warner Bros. Montreal Games. Intervenir sur une série qui a été auparavant adulée par la critique n’est pas un exercice facile. Alors, défi réussi ? 

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Les origines d’Arkham

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Les personnages sont bien plus jeunes.

Bien que Batman Arkham Origins soit le troisième opus de la série Batman Arkham, celui-ci se trouve néanmoins être le préquel de Batman Arkham Asylum (premier épisode). L’histoire se déroule lors du réveillon de Noël (d’où le décor enneigé), deux ans après la première apparition de Batman. D’ailleurs, personne n’est vraiment sûr de son existence jusqu’à présent. Le personnage avait surtout une notoriété de légende urbaine (il est vrai que se faire attaquer par une masse de 95 kg déguisée en chauve-souris est assez peu fréquent). De plus, les intentions du Chevalier Noir sont encore très peu connues du grand public. Ainsi, la population réagit plutôt négativement lorsque l’on évoque son nom. N’oublions pas que l’un de ses principaux atouts est d’inspirer la peur chez les criminels. Le seul problème, c’est que la majorité de la ville ne sait pas encore que le Dark Knight ne s’attaque qu’aux voyous. Par conséquent, il aura également à affronter les forces de l’ordre de Gotham City (G.C.P.D.), qui s’avèrent être par la même occasion, bien corrompues (à ce moment de l’histoire, Gordon n’est pas encore promu commissaire). Pour résumer la situation, nous avons donc affaire à des personnages principaux bien plus jeunes que dans les autres opus de la série.

Deadshot : l'un des huit assassins recrutés par Black Mask

Deadshot : l’un des huit assassins recrutés par Black Mask.

L’asile d’Arkham n’existe pas encore. Ainsi, les criminels les plus dangereux sont incarcérés dans la prison de Blackgate. Cet endroit est donc le lieu le plus risqué et la cible idéale pour instaurer le chaos dans la ville. Et ça, Black Mask le sait très bien. C’est pourquoi il attaque et prend le contrôle de l’établissement. Batman décide alors d’intervenir pour mettre un terme à cela. Cependant, le super-vilain avait prévu que le Chevalier Noir interfère dans son plan. Ainsi, il a recruté huit assassins professionnels, mais a également fixé une récompense sur sa tête s’élevant à 50 millions de dollars, ce qui fait que tout le monde peut être une menace potentielle (les agents de police par exemple). Autant dire tout de suite que la dinde devra être réchauffée cette année…

Un Arkham City 1.5 ?

Batman Arkham Origins n’innove guère par rapport à l’opus précédent. Tout d’abord, il n’y a aucun changement de gameplay si ce n’est une inversion des gâchettes… Perturbant pour les habitués de la série.

Les gadgets restent quasiment les mêmes. Seul le détonateur à concussion et la griffe télécommandée sont des « nouveautés ». Les guillemets sont de rigueur. En effet, le premier gadget cité n’a guère d’intérêt, et le second n’est qu’une copie de la tyrolienne présente dans les opus précédents mais avec quelques améliorations. Par exemple, il est possible d’accrocher deux ennemis ensemble ou un ennemi et un objet, afin qu’ils se percutent entre eux.

Pas de réels changements depuis l'épisode précédent

Pas de réels changements depuis l’épisode précédent.

Les phases d’exploration, de combat, et d’infiltration n’ont pas non plus réellement changées depuis Batman Arkham City (même si l’on peut remarquer que les contres de groupe se font plutôt rares en mode histoire). Se balader dans la ville se fait toujours de la même façon, à coup de bat griffe rapide suivie d’une bonne séance de planage. Petite nouveauté pour ceux voulant éviter les longs déplacements d’un quartier à un autre, il est désormais possible de se faire transporter via le batwing. Cependant, ce véhicule n’est pas contrôlable par le joueur (seule une cinématique se lance). D’ailleurs, ce système est assez pratique, puisque la ville a été agrandie de moitié par rapport à l’opus précédent. De plus, les décors ont été retravaillés (quartiers moins détruits).

Malgré ces nombreuses similarités, on note que Batman Arkham Origins propose de plus belles scènes de crime. En effet, l’analyseur d’indices est un peu plus complet. Il est désormais possible de voir comment le meurtre s’est déroulé, via une reconstitution de la scène de crime en images holographiques, que l’on peut rembobiner ou non, pour trouver certains indices.

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Les gants électriques : la nouveauté de la série.

Enfin, la nouveauté de cet opus repose surtout sur l’ajout des gants électriques. En mode exploration, ils auront pour utilité de rétablir le courant afin d’utiliser certains objets (ascenseur par exemple). Ils ont aussi leur intérêt en phase de combat, les coups assénés par le Chevalier Noir devenant ainsi plus puissants. De plus, lorsqu’ils sont actifs, il n’y a pas besoin de faire un combo pour mettre à terre les ennemis en armure ou disposant d’un bouclier, le seul coup de base suffit.

Un contenu similaire ?

Batman Arkham Origins n’a pas vraiment misé sur l’innovation. Au contraire, il y a même certaines choses qui ont disparues. C’est le cas par exemple des énigmes de l’homme mystère. Dans les opus précédents, en fonction de la devinette posée, Batman devait trouver la réponse via des objets/marques présents dans le décor du jeu, grâce à un système de scan. Cependant, comme celles-ci ont disparues de cet épisode, ce système de scan est de ce fait très peu utilisé (uniquement pour trouver une vingtaine de marque).

Autant de contenu à débloquer

Autant de contenu à débloquer.

Du côté du mode histoire, la trame principale se termine en une quinzaine d’heures. A cela s’ajoute ensuite neuf traques, ainsi que quelques enquêtes à réaliser en missions secondaires. Les caméras qu’il fallait détruire dans Arkham City sont remplacées par des relais réseaux, et les trophées de l’homme mystère à récupérer sont désormais des dossiers compromettants (200 au total). Et comme dans les opus précédents, plus vous en trouvez et plus vous débloquerez de contenu (artworks, trophées personnages, documents audio, défis, …). De plus, nous pouvons noter l’apparition de trois costumes supplémentaires à débloquer, ainsi que trois thèmes dynamiques à déverrouiller pour votre système PlayStation 3.

Bien sûr, Batman Arkham Origins apporte tout de même quelques nouveautésWarner Bros. Games Montréal a rajouté un mode en ligne (nous reviendrons dessus dans la partie suivante), mais aussi le mode « Je suis la nuit ». Une fois que vous aurez terminé votre « Nouvelle partie + », vous aurez accès à ce tout nouveau mode. Celui-ci se résume tout simplement à finir le jeu sans mourir. En revanche, les sauvegardes restent infinies, ce qui nuit un peu au challenge initial (beaucoup moins stressant que Dead Space 2 et sa limite de trois sauvegardes !).

Enfin, et c’est le point le plus dérangeant, Batman Arkham Origins apporte également son lot de bugs… Tout d’abord, les bugs de collision déjà présents dans les épisodes précédents n’ont pas encore été corrigés. Des freezes (surtout en mode en ligne !) et des ralentissements (notamment durant les cinématiques) sont à déplorer, et il est possible que vous restiez coincés durant un combat ou un interrogatoire. Dans ces cas-là, il ne vous reste plus qu’à relancer votre partie…

Un mode en ligne dans la série

Éliminez le gang adverse.

Éliminez le gang adverse.

Batman Arkham Origins n’échappe pas à la mode des jeux en ligne. Celui-ci se décompose en deux types de parties : « Prédateur invisible » et « Chasseur, chassé ». Ces deux modes sont presque similaires, à la différence que dans le deuxième, il n’y a aucune réapparition possible (et le joueur qui fait partie du clan des super-héros se retrouvera tout seul). De manière générale, les matchs se déroulent de la façon suivante, à savoir : 3 vs. 3 vs. 2 (ou 1 si vous êtes en type « chasseur, chassé »). En d’autres termes, trois joueurs feront partie du gang du Joker, trois autres du groupe de Bane, et enfin les deux derniers incarneront Batman et Robin.

Les règles restent assez simples. Si vous faîtes partie de l’un des gangs, vous devrez capturer des points de contrôle, mais surtout tuer les membres de l’autre groupe de criminels afin qu’il n’en reste plus aucun (tout en luttant contre les super-héros par la même occasion). Chose plutôt sympathique, il est possible à un moment durant la partie, d’incarner le super-vilain du groupe auquel on appartient, qui est beaucoup plus puissant que les élites lambda. Du côté des super-héros, la seule règle est de neutraliser autant de criminels que possible. Pour cela, vous pouvez utiliser les différentes éliminations déjà présentes dans le mode histoire, et/ou vous aider de vos gadgets. Le but est d’intimider les deux gangs ennemis. Ainsi, lors de chaque neutralisation, une jauge d’intimidation se remplit. Vous l’aurez donc compris, il faut la charger au maximum pour gagner la rencontre. Lors de la partie, l’un des membres du groupe sera nommé capitaine (ce grade tourne entre les joueurs durant toute la durée du match). Si un héros l’élimine, la jauge d’intimidation augmentera bien plus vite. Inversement, si un criminel tue un des deux héros, cette jauge redescendra (d’ailleurs, si un ennemi se retrouve à la fin sans équipier, il récupérera des renforts s’il arrive à tuer l’un des deux héros).

Des costumes sont à débloquer pour vos super-héros.

Des costumes sont à débloquer pour vos super-héros.

Ce mode en ligne donne également la possibilité aux joueurs de personnaliser leurs personnages. Vous pouvez choisir la morphologie, les habits, la coupe de cheveux, mais aussi les armes principales et secondaires de vos protagonistes criminels. Pour les héros en revanche, la personnalisation reste beaucoup plus limitée. En effet, seuls des costumes sont déblocables (issus des comics et de la série animée).

Malgré ce que l’on pourrait penser, le jeu en ligne n’est pas si mal que ça. Le gros défaut réside surtout dans le fait de pouvoir y jouer convenablement. Même si dernièrement une mise à jour a amélioré le fait de tomber sur des salons de jeu déjà remplis, il faudra cependant rechercher plusieurs parties afin de pouvoir tomber sur ceux-ci (attendez-vous à lire souvent le message « erreur de connexion »). Et si vous réussissez à accéder à un salon, vous ne ferez généralement qu’une seule partie avant de vous faire éjecter. Effectivement, les sessions ne sont pas très stables. Mais l’un des gros points noirs de ce mode en ligne repose surtout sur les freezes qui apparaissent n’importe où (chargement, écran de sélection, …) et n’importe quand !

L'avis général

  • Scénario
  • Enquêtes améliorées
  • Contenu à débloquer
  • Map plus grande
  • Manque d'innovation
  • Bugs
  • Mode en ligne peu stable
Comme ses épisodes précédents, Batman Arkham Origins est un bon jeu sur lequel on passe un agréable moment. Le scénario est bien fait. D'ailleurs, c'est l'un des plus aboutis dans lequel nous retrouvons quelques rebondissements. Nous pouvons cependant lui reprocher son manque d'innovation, ainsi que ses bugs un peu trop fréquents (surtout en mode en ligne, nouveauté dans la série). Warner Bros. Montreal Games s'en sort donc plutôt bien, et est un remplaçant de choix de Rocksteady, qui travaille actuellement sur les aventures de notre super-héros préféré sur consoles new-gen.