Alien : Isolation

Edité par SEGA et développé par The Creative Assembly à qui l’on doit la série Total War, Alien : Isolation est LE jeu que les fans de la franchise Alien attendaient. Il faut dire que jusque là, à part quelques Alien VS Predator et un Aliens : Colonial Marines plus que mal aimé, les fans de la franchise n’avaient pas grand chose à se mettre sous la dent. Et Alien : Isolation est arrivé.

Les plus
  • Graphismes agréables et fidèles à l’univers d’Alien
  • Durée de vie conséquente
  • Ambiance sonore réussie
  • Sensation de stress continue
Les moins
  • Système de sauvegarde très frustrant

Alien : Isolation

Les événements d’Alien : Isolation se situent entre les deux premiers films, plus précisément 15 ans après Alien. On y suit les mésaventures d’Amanda Ripley, la fille d’Ellen, qui travaille comme sa mère pour la Weyland-Yutani Corporation. Afin d’en savoir plus sur la disparition d’Ellen Ripley et le reste de son équipage, la compagnie l’envoie avec quelques hommes sur la station spatiale Sevastopole. Bien sûr, tout tourne mal !

Découverte de Sevastopol

Amanda Ripley

Amanda Ripley

On débute le jeu par une cinématique qui nous présente le personnage principal, Amanda Ripley. Première déception : sur la version PS3 que nous avons testée, toutes les séquences cinématiques étaient légèrement saccadées.

Les graphismes sont bons, pas révolutionnaires, mais très agréables. On retrouve immédiatement l’atmosphère des films. Ensuite on commence à jouer. Le début est calme, on ne rencontre pas d’ennemi dès la première mission ainsi notre appréhension du jeu se fait en douceur. On a le temps de découvrir un peu son menu, les boutons qu’on va devoir utiliser, etc.

Le jeu consistera bien souvent à s’infiltrer, à se cacher.

Les ennuis commencent

Mais, bien vite on rencontre des androïdes, les Lambdas, des humains survivants qui ne sont pas tous prêts à nous aider, et un peu plus tard enfin : l’Alien. On se retrouve vite coincé avec eux sur Sevastopol et bien sûr, ils veulent notre peau !

Se cacher ! Se cacher !

Se cacher ! Se cacher !

Chaque ennemi a sa façon d’agir. Les humains nous laissent en paix en principe si on les évite, les androïdes nous attaquent si on les croise et appellent du renfort, l’Alien lui nous traque. De plus, que ce soit avec les humains ou les androïdes, on peut se défendre. Pas avec l’Alien. S’il nous touche, on est mort. Ainsi, en principe le jeu consistera bien souvent à s’infiltrer, à se cacher, à veiller à ne pas se faire repérer. Car même si les androïdes ou les humains sont à notre portée, les combattre ou fuir en courant attire l’Alien et on peut vite se faire attraper par celui-ci, jaillissant d’un conduit et nous tuant en l’espace d’une seconde.

L’Alien est intelligent, et regardera dans une pièce s’il en voit la porte ouverte.

Un organisme parfait

Notre terrible adversaire !

Notre terrible adversaire !

Dans les niveaux où il nous cherche, il rode, fait des rondes, parcourt les alentours à notre recherche. Peu importe que l’on avance, que l’on s’éloigne, il patrouillera toujours dans les environs proches. On peut se cacher, derrière des boîtes, sous une table, dans un placard, mais beaucoup de choses sont susceptibles de l’attirer : notre respiration, notre radar… Il faudra donc être vigilant et ne jamais rester trop longtemps au même endroit. L’Alien est intelligent, et regardera dans une pièce s’il en voit la porte ouverte, reviendra sur ses pas et vous sortira d’un placard s’il vous soupçonne de vous y trouver.

Les androïdes et les humains ne sont pas en reste et parfois l’accumulation de ces ennemis nous demandera beaucoup de vigilance et de self control.

L’équipement et l’exploration

Le radar, un allié qui nous trahira parfois !

Le radar, un allié qui nous trahira parfois !

Dans Alien : Isolation, on possède tout un ensemble d’objets, armes, et autres équipements. On peut donc trouver des armes tout au long du jeu, mais aussi fabriquer l’essentiel de son équipement (bombes fumigènes, cocktails molotov, bombes IEM, medikit) à partir d’autres objets qu’il faudra trouver dans les différentes pièces, un peu comme dans The Last of Us. Cela nous permettra de nous soigner, de leurrer nos ennemis, ou même de les attaquer.
 

Un exemple de QTE à réaliser.

Un exemple de QTE à réaliser.

À travers notre parcours, on trouvera tout un tas d’ordinateurs qui nous permettront d’en savoir plus sur ce qu’il s’est passé sur Sevastopol, d’obtenir des passwords et ainsi avancer dans le jeu.

Pour ouvrir certaines portes, il nous faudra aussi parfois des clés ou des objets, et parfois réussir quelques QTE. Rien de bien compliqué cependant.

Pour repérer l’Alien et les autres, on obtiendra au bout de quelques chapitres notre précieux radar. Celui-ci nous permettra de localiser les ennemis proches, il sera cela dit à utiliser avec parcimonie, car il fait un peu de bruit et eux aussi l’entendent.

Il arrive parfois de devoir recommencer vingt minutes de jeu après s’être fait étriper.

Un jeu exigeant, parfois frustrant

Le Lambda, un androïde qui nous veut du mal.

Le Lambda, un androïde qui nous veut du mal.

Le soft propose un challenge élevé, notamment pour les joueurs disposant d’une faible expérience dans les jeux d’infiltration. L’intelligence de l’Alien et le système de sauvegarde très agaçant en sont les principales causes. Le jeu dispose d’une sauvegarde automatique, c’est ce qu’il dit en tout cas, mais on ne le constate que très rarement. Et il arrive parfois de devoir recommencer vingt minutes de jeu après s’être fait étriper. Il faut donc très souvent sauvegarder manuellement, et parfois prendre des risques pour cela. Quand on avance dans le jeu, quand on franchit une étape, il n’y a jamais un point de sauvegarde juste à côté pour nous permettre d’enregistrer. Cet élément rebutera certains joueurs peu habitués aux challenges vidéoludiques.

Conclusion

Pour résumer, Alien : Isolation est un bon jeu. Les graphismes sont de bonne facture et les designs des décors sont bien fichus et feront plaisir aux fans de la franchise. Le jeu paraîtra difficile pour les joueurs peu habitués à l’infiltration, mais les experts du genre n’auront en principe pas trop de mal. Cela dit les joueurs seront souvent frustrés par un système de sauvegarde mal fichu et très agaçant qui force parfois à recommencer de longs moments de jeu. Le scénario quant à lui est plaisant à suivre, et le jeu est plutôt long (plus de 20 heures). De plus, il est prolongé par deux contenus téléchargeables.

Stef84

, rédactrice

Artiste touche à tout, passionnée de jeux video et grande fan de la regrettée Dreamcast, de Silent Hill et de Dragon Ball.